Centrale biomasse de Gardanne : « On peut annuler un projet illégal, pas un projet absurde »
Ce vendredi 12 juin, se tenait devant la cour administrative d'appel de Marseille un énième épisode de la bataille qui oppose les associations de protection de l'environnement au porteur de projet de la centrale biomasse de Gardanne. Pour le rapporteur public, le projet est dans les clous mais "a du plomb dans l'aile".
Le site de la centrale biomasse à Gardanne. (Photo : CMB)
Ce vendredi 12 juin se jouait, dans la très chic salle d'audience de la cour administrative d'appel de Marseille, un énième épisode de la bataille qui oppose associations de défense de l'environnement et industriels autour du projet de centrale biomasse à Gardanne. Depuis près de vingt ans maintenant, les premières contestent l'autorisation d'exploitation attribuée aux propriétaires successifs de cette ancienne centrale à charbon, dans le cadre d'un projet de reconversion en centrale biomasse, autrement dit, faite pour tourner au bois.
En mars 2023, le Conseil d'État avait fini par annuler ladite autorisation, du fait notamment de lacunes constatées dans l'étude d'impact. La cour administrative d'appel de Marseille avait alors enjoint à GazelEnergie, dernier repreneur en date, de compléter cette étude d'impact avant l'organisation, en mai 2025, d'une nouvelle enquête publique. Dans la foulée, la préfecture des Bouches-du-Rhône prenait un arrêté de "régularisation", permettant à l'industriel de mener son projet à bien, en respectant des conditions . . .
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