L’unité de Didier Raoult : « Paradis de la recherche » pour les uns, enfer pour d’autres
La visite d'une délégation menée par les tutelles de l'unité de recherche du professeur Didier Raoult a permis de renforcer l'hypothèse de risques psycho-sociaux pour certains salariés. Le directeur de l'unité balaie ces accusations tout en reconnaissant l'existence d'accusations d'agression et de harcèlement sexuel.
Peu à peu, les langues se délient, même si les témoignages se font toujours à mots couverts. Le 7 juillet dernier, une délégation des représentants des comités d'hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de l'Inserm, du CNRS, de l'IRD et d'Aix-Marseille Université a visité l'unité de recherche du professeur Didier Raoult. Spécialisée dans les maladies tropicales et infectieuses émergentes, l'Urmite est installée au sein de l'institut hospitalo-universitaire (IHU), également dirigé par Didier Raoult.
Cette visite n'a pas donné lieu à un compte-rendu officiel, en attendant la remise d'un rapport conjoint en septembre. Mais selon plusieurs sources concordantes, la visite des représentants des tutelles a clairement permis de constater des risques psycho-sociaux avérés.
Des soupçons de harcèlement et d'agression sexuels
Les entretiens individuels, en particulier, ont permis de donner corps à des faits déjà soulevés par les syndicats. Il y a notamment été question de soup . . .
Didier Raoult: « La science, au niveau où je la pratique, c’est du sport de haut niveau. Il y a des tensions quand on découvre, c’est la nature de l’excellence. »
Extrait du rapport d’évaluation de son unité: « A less adversarial approach to the rest of the scientific community would be useful, as it would both allow them to communicate their findings and vision more effectively and also improve on their own weaknesses. »
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