Dans les pas de deux députées En marche, novices parmi d’autres à l’Assemblée

Reportage
le 24 Juin 2017
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S’il est un fait indéniable au sujet des élections législatives qui se sont achevées il y a une semaine, c’est qu’elles ont placé à l’Assemblée nombre de débutants de la chose politique. Curieux de savoir ce que signifie "devenir député", Marsactu s’est glissé dans les valises de deux nouvelles députées marseillaises pour leur premier jour au palais Bourbon. Claire Pitollat et Cathy Racon-Bouzon font partie de la République en marche, dont la vague d'élus a pris d’assaut l’assemblée, dans la foulée de l'élection d'Emmanuel Macron.

Arrivée des deux députés au Palais Bourbon. (LC)
Arrivée des deux députés au Palais Bourbon. (LC)

Arrivée des deux députés au Palais Bourbon. (LC)

9h00 Gare Saint-Charles

La première voiture du TGV pour Paris est tout au bout du quai. Cathy Racon-Bouzon et Claire Pitollat, toutes deux députées depuis quelques jours, respectivement des 5e et 2e circonscription des Bouches-du-Rhône sont installées côte-à-côte dans un wagon de première classe, vide pour le moment, en ce vendredi. L’une et l’autre ont l’air enjoué. "Aujourd’hui, c’est facile", sourit Claire Pitollat. "S’il y a bien une journée sans trac, c’est aujourd’hui", confirme sa voisine, soulagée comme elle d’être venue à bout d’une campagne "pas facile". Au programme de la journée : l'inscription à l'Assemblée. Pure formalité mais moment obligé, et symbolique, avant de pouvoir siéger.

"François-Michel Lambert [député sortant de la 10e circonscription, réélu sous l'étiquette En marche, ndlr] m’a dit qu’il fallait prendre le temps de s’imprégner, même quand les huissiers te pressent pour aller plus vite, c’est vraiment un moment dont il faut profiter", estime Claire Pitollat, qui s’interroge sur la qualité de l’appareil photo de son téléphone - permettra-t-il de faire des selfies à poster sur les réseaux sociaux ? Première petite déception à venir en tout cas : "Je crois que nos sièges ont déjà été attribués", regrette Claire Pitollat. En montant à la capitale pour la dernière des trois journées prévues à cet effet, les deux députées devront probablement prendre les places qu’il reste dans l'hémicycle.

Toutes deux ignorent le programme exact de la journée qui s’annonce. "Une fois arrivées, on doit appeler notre contact à En marche, et ensuite, on ne sait pas", avoue Cathy Racon-Bouzon, heureuse d’être ainsi encadrée. "Il paraît que la buvette c’est le must !", plaisante-t-elle, bien consciente de son statut de novice dont elle rit volontiers.

9h40 wagon-bar du TGV

Tandis que le train est bloqué quelques minutes en gare d’Aix, les deux élues tentent de mettre quelques mots sur la campagne qui s’achève mais aussi sur le mandat qui débute, autour d’un café. "On avait toutes les deux des circonscriptions pas gagnées d’avance, pointe Claire Pitollat, tombeuse du premier adjoint Dominique Tian. Forcément on est soulagées d’être arrivées à bout. Sept semaines pour se faire connaître, c’était intense." Chacune évoque beaucoup "d’apprentissage", mais aussi la découverte d’enjeux politiques et politiciens, parfois désagréables. "Mais le fait que ça ait été court dans le temps nous a rendues beaucoup plus authentiques, vu ce que ça demande en énergie. Je ne sais pas comment Moraine a fait pour tenir 18 mois en restant sincère. Nous on a été fraîches, parfois un peu trop fraîches, mais ça a marché. C’est pour ça que la politique . . .

Lisa Castelly
Journaliste

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