Pour les sans-papiers à Marseille, l’assignation à résidence comme ultime punition

Enquête
le 21 Mai 2026
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Sous le coup d'une expulsion, mais sans perspective d'éloignement, de nombreux sans-papiers se retrouvent assignés à résidence par l'État. Une réalité méconnue, sous-documentée et aux objectifs obscurs. Témoignages.

Le centre de rétention du Canet (14e), à Marseille. (Photo : CMB)
Le centre de rétention du Canet (14e), à Marseille. (Photo : CMB)

Le centre de rétention du Canet (14e), à Marseille. (Photo : CMB)

Hocine a encore été arrêté en sortant de son Flixbus à la gare Saint-Charles. Cet Algérien de 28 ans monte dans ces grands autocars verts deux fois par semaine, les mardis et jeudis, pour se rendre à Rodez. “J’ai quitté l’Algérie, et c’est ma famille là-bas qui doit m’aider à payer le loyer ici, avec tous ces bus !” Il se désole. Bien que résidant à Marseille depuis quatre ans, c’est dans le département de l’Aveyron qu’il a été placé en garde à vue une fois, à cause de la fausse ordonnance de Lyrica et Rivotril, deux médicaments à l’usage détourné, qu’il avait dans la poche. Depuis cet incident, la préfecture de l’Aveyron l’a assigné à résidence, c’est-à-dire contraint à un pointage ...
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