Le maudit marché de la rénovation du Panier
Les salariés d'une PME spécialisée dans la rénovation de bâti ancien ont fait le siège du groupe SNI qu'ils accusent d'avoir mis leur boîte au bord de la liquidation. Derrière ce conflit, se profile le chantier sans fin des anciens taudis du Panier.
Pour une fois, les banderoles n'ont pas été réalisées à la va-vite. Les photos sont signées d'un photographe professionnel, Jérôme Cabanel, spécialisé dans les images de chantier. Les ouvriers y posent fièrement sous l'appellation officielle "Les rénovateurs du Panier". Ce lundi matin, les salariés de la société Méditerranéenne de travaux (MDT) font le siège de la SNI, plus connue à Marseille par sa filiale le Nouveau logis provençal. C'est avec cette dernière que MDT a signé en 2015 un contrat pour rénover huit immeubles très dégradés au cœur du Panier, en vue de réaliser 30 logements sociaux au cœur du quartier historique.
Il s'agit de la deuxième tranche d'un chantier sur lequel flotte le drapeau de l'agence nationale de rénovation urbaine et les logos des collectivités locales qui le financent. Un chantier d'autant plus symbolique qu'il s'agit pour partie du patrimoine d'un des célèbres marchands de sommeil du quartier, Papa Sanchez. Au début des années 2000, vivaient rue du Poirier, montée Saint-Esprit ou rue de l'Abadie, des familles très précaires, dans des conditions de réelle indignité. À la . . .
Impossible de lire la 3e photo sans avoir le vertige ! Le 1er plan est une bâche sérigraphiée ?
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oui
C’est visible à la montée des accoules
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Bonjour
il s’agit d’une commande faite par le groupe SNI au photographe Jérôme Cabanel qui, depuis 15 ans, s’est fait une spécialité des chantiers du BTP. Les images sont effectivement exposées sur les bâches de protection des échafaudages, Montée des Accoules. Aujourd’hui, ce travail photographique valorisant a un goût amer pour les salariés de la PME qui doit se déclarer en cessation de paiement en fin de semaine.
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Lorsque j’avais vu ces bâches sérigraphiées j’avais éprouvé une certaine fierté pour tous ces hommes qui bâtissent, rénovent, embellissent le quotidien d’autres hommes, cela faisait chaud au cœur cette reconnaissance. Beaucoup d’amertume effectivement aujourd’hui à la lecture de cet article.
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