En difficultés financières, Radio Star licencie deux animateurs historiques

Actualité
le 30 Avr 2026
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Face à la baisse de ses audiences et de ses recettes publicitaires, Radio Star vient de licencier deux de ses trois animateurs pour raisons économiques. Si la décision va lui permettre de poursuivre son activité, son avenir à moyen terme reste compliqué.

Les locaux de Radio Star sur le Vieux-Port de Marseille. (Photo : JfP)
Les locaux de Radio Star sur le Vieux-Port de Marseille. (Photo : JfP)

Les locaux de Radio Star sur le Vieux-Port de Marseille. (Photo : JfP)

"Bonjour Rémi*, ça fait un moment que je ne t'entends plus à la radio, j'espère que tout va bien." Des messages comme celui d'Antoinette, l'ancien animateur de la tranche du milieu de journée de Radio Star, radio musicale marseillaise historique fondée en 1982 par René Baldaccini, le neveu du sculpteur César, en a aussi reçu d’Erwin, de Philippe et de plusieurs autres auditrices et auditeurs depuis début mars. Si certains le croyaient en vacances, cette voix iconique de la station depuis 1989, qui revendique 148 000 à 150 000 auditeurs par semaine et 1,5 % de part d'audience, a en fait été licencié mi-mars pour raisons économiques. Comme Olivier*, son compère de la fin d'après-midi, présent quant à lui depuis plus de dix ans.

À 57 ans et 50 ans, les deux ex-animateurs et réalisateurs de Radio Star ne cachent pas leurs inquiétudes sur leur avenir. "Je fais des recherches à Lyon et Paris, parce que c’est la période de mercato, mais c’est compliqué, les gens sont vissés à leurs sièges", constate le plus jeune, père célibataire de trois garçons âgés de 8, 10 et 14 ans. "Je ne suis pas encore inscrit à France Travail parce que la radio a oublié de m’envoyer quelques documents, mais j’ai regardé ici et là et je pense qu’il faudra que je bouge de Marseille si je veux continuer dans [mon métier]. Ici, le paysage est bouché", confirme Rémi.

Le quinqua, qui a connu l'époque glorieuse des radios libres au début des années 80, ne s’interdit pas de quitter le milieu. "C'était moins passionnant ces dernières années, plus stérile, car on est de plus en plus enfermés dans des formats à respecter, trop lisses, avec la peur du mot de travers, juge Rémi. Les radios musicales restent plus libres que les radios commerciales . . .

Jean-François Poupelin

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