À Marseille, le projet de salle de consommation de drogue repart à zéro

Actualité
le 16 Avr 2026
5

Le projet de halte soins addictions à Marseille pourrait être relancé. Si tout reste à reconstruire, le préfet des Bouches-du-Rhône dit vouloir "montrer des signes d'ouverture", tandis que les acteurs associatifs estiment que "les planètes sont à nouveau alignées".

Matériel d'injection mis à disposition par le Bus 31/32, association qui accompagne les usagers de drogue. (Photo : Geneviève Mitry)
Matériel d'injection mis à disposition par le Bus 31/32, association qui accompagne les usagers de drogue. (Photo : Geneviève Mitry)

Matériel d'injection mis à disposition par le Bus 31/32, association qui accompagne les usagers de drogue. (Photo : Geneviève Mitry)

Les élections municipales sont passées et le moment est venu pour certains de relancer les sujets restés sur le carreau durant la précédente mandature. Au premier rang desquels figure un dossier en forme de serpent de mer : la salle de consommation de drogue à moindre risque, aussi appelée HSA pour halte soins addictions, ou encore "salle de shoot" par ses détracteurs. L'ouverture d'un tel dispositif, dont les avantages sanitaires, notamment en termes de réduction des risques liés aux transmissions de maladies infectieuses ou aux overdoses, sont largement documentés, était une promesse de campagne du Printemps marseillais version 2020.

En 2025, le programme de cette coalition de gauche qui a permis à Benoît Payan de conserver son siège de maire est moins catégorique. "La municipalité sollicitera le préfet pour reprendre le dialogue avec l’État en vue de la création d’une halte soins addictions dont l’implantation devra être concertée avec les riverains", y lit-on. Ce mardi 14 avril, Jacques Witkowski, le préfet des Bouches-du-Rhône a remis une pièce dans la machine.

"Offrir une réponse qui ne soit pas que répressive"

Actuellement, deux HSA existent en France dans le cadre d'expérimentations, à Paris et Strasbourg. La loi qui autorise cette expérimentation (hors droit commun, donc) a été modifiée en décembre dernier pour circonscrire la possibilité à ces deux seules villes. "J'ai un pouvoir dérogatoire", a cependant avancé le préfet lors d'un point presse ce mardi 14 avril, relançant le débat sur le sujet. Plus précisément, la loi ne permet pas, à ce jour, d'implanter une nouvelle expérimentation de HSA à Marseille. "Mais le préfet se dit ouvert pour réfléchir à une nouvelle . . .

Violette Artaud

Commentaires

Rejoignez-la communauté Marsactu pour, vous aussi, contribuer au débat local. Découvrez nos offres

ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné⋅e.

  1. Patafanari Patafanari

    Après avoir fléchi, on va re-re-re-réfléchir.

    Signaler
  2. didier L didier L

    Réflexion sans action
    ..

    Signaler
  3. MarsKaa MarsKaa

    Merci pour cette mise au point sur la situation. Si les acteurs locaux sont raisonnablement et relativement optimistes, alors… wait and see…

    Signaler
  4. petitvelo petitvelo

    Et qu’en dit la première adjointe ?

    Signaler
  5. Camille Cousin Camille Cousin

    Bonjour,
    Le titre de l’article peut-il porter le nom que toutes et tous nous devrions relayer : « salle de consommation à moindre risque ». Il me semble qu’il en va de la responsabilité de la presse d’être le plus précis et juste possible. Il n’existe pas de « salle de consommation de drogue » en France.
    Merci.

    Signaler

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


[woocommerce_social_login_buttons return_url="https://marsactu.fr"] Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire