Demandeurs d’asile et réfugiés afghans manifestent pour obtenir un toit
La pénurie de places d'hébergement pour les demandeurs d'asile s'aggrave dans le département. Depuis plusieurs semaines, un groupe d'Afghans, rejoints par d'autres nationalités, manifeste et demande à avoir accès à un toit.
Demandeurs d’asile et réfugiés afghans manifestent pour obtenir un toit
"On avait donné 10 jours !", affirment-ils, chacun à leur tour, dans leur français approximatif. Ils sont donc revenus mercredi devant les bureaux marseillais de l'OFII (l'Office français pour l'immigration et l'intégration). Une quinzaine, puis une vingtaine pour atteindre la cinquantaine à la mi-journée. Des jeunes hommes afghans, quelques Soudanais, un Pakistanais. Certains dans la vingtaine, d'autre plus vieux. Chacun a son parcours, sa procédure administrative particulière, demandeurs d'asile, en procédure de réadmission dans un autre pays européen, dite Dublin, ou pas, d'autres encore sont officiellement reconnus réfugiés. Tous sont reliés par une situation critique : aucun n'a de logement et tous en ont fait la demande auprès de l'office, sans succès.
C'est un fait, entre la fin de la jungle de Calais, la "vague" migratoire dont l'importance est à relativiser mais qui est toutefois constatée par beaucoup de travailleurs sociaux, et la pénurie locale de budgets pour l'hébergement d'urgence, le dispositif d'accueil des demandeurs d'asile est proche de l'implosion. Malgré les créations de places en CADA (centre d'accueil des demandeurs d'asile) prévues par l'État, trouver un toit le temps de voir leur dossier traité relève pour beaucoup du parcours du combattant. D'ordinaire, l'OFII pouvait proposer des nuits à l'hôtel en substitution, mais le manque de crédits dont il dispose a rendu la pratique de . . .
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