« Si l’on ne fait rien, la nappe phréatique de la Crau va basculer dans un état critique »

Interview
le 8 Sep 2025
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Méconnue, la réserve en eau de la plaine de la Crau alimente plusieurs communes du département, mais aussi des exploitations agricoles et industrielles. Face à son état préoccupant, État et acteurs concernés se mettent autour de la table pour définir en urgence une feuille de route.

La Plaine de la Crau. (Photo : DR)
La Plaine de la Crau. (Photo : DR)

La Plaine de la Crau. (Photo : DR)

Elle a failli finir complètement à sec l'hiver dernier. La nappe phréatique de la Crau, si elle est aujourd'hui en bon état, repose sur un équilibre précaire. En avril dernier, le préfet de région a pris un arrêté pour valider la création d'une commission locale de l'eau de la Crau, sorte de petit parlement dédié à cette ressource. Le but de la commission : élaborer un schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE), qui fera office de feuille de route pour gérer et répartir l'eau de la Crau. Les enjeux sont de taille : sa nappe phréatique alimente une partie de l'agriculture de ce territoire, mais est aussi source d'eau potable pour plusieurs communes de la métropole (à hauteur de 10 % du volume total d'eau potable sur la métropole). Enfin, elle sert aussi certaines activités industrielles de la zone portuaire de Fos, avant de finir son cycle dans la mer.

Le 27 août, pour la première fois, cette commission locale de l'eau (CLE) s'est réunie et a élu à sa tête la présidente du Syndicat mixte de la Crau (Symcrau), établissement public spécialisé dans l'ingénierie de la gestion de l'eau. À cette occasion, la directrice du Symcrau, Charlotte Alcazar, qui a également pris part à cette réunion d'installation, revient pour Marsactu sur les enjeux de ce nouvel outil de gestion d'une ressource menacée.

Qu'est-ce qui caractérise la ressource en eau de la plaine de la Crau ?

La nappe de la Crau satisfait un certain nombre d'usages humains et alimente des lieux naturels à forte valeur patrimoniale comme la vallée des Baux, les marais d'Arles, ou ceux de la basse Crau.

Cette ressource en eau . . .

Violette Artaud

Commentaires

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4 commentaires


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  1. Richard Mouren

    En 1974, René Dumont, candidat à la Présidence de la République, avait bu en direct à la télévision lors de la campagne en parlant d’eau précieuse qui risquait de manquer si rien n’était fait pour la préserver. Toute la classe politique en avait fait des gorges chaudes……. On y est, René, tu avais malheureusement raison.
    https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i09167743/rene-dumont-je-bois-devant-vous-un-verre-d-eau-precieuse

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  2. habitant du 1er

    Le plus inquiétant, c’est quand la présidente dit on a les enjeux mais pas les solutions…
    Et je suis assez persuadé que le cas de La Crau n’est malheureusement pas unique, mais on ne se bouge pour l’eau que quand tous les voyants sont au rouge

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    • Electeur du 8e ©

      De même qu’on ne se bougera pour le climat que lorsque les voyants seront au cramoisi, c’est-à-dire trop tard. Etant entendu que, « se bouger », ce n’est ni faire des discours grandiloquents, ni gesticuler pour condamner une prétendue « écologie punitive ».

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  3. petitvelo

    Un exposé très clair de la situation, bravo !

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