Symbole de l’emprise du narcotrafic, la Paternelle veut faire peau neuve
Pendant plusieurs années, la Paternelle a été le théâtre d'affrontements entre réseaux de narcotrafic. Après un retour à la sérénité, le bailleur social Marseille Habitat va réhabiliter les logements pour un montant de 15 millions d'euros. Méfiants, les habitants attendent de voir.
Les coqs se baladent en liberté dans la cité. (Photo : B.G.)
Les traces sont encore là, bien visibles des initiés. Ici, un "Yoda" ou une flèche dessinée hâtivement, là un ancien graff célébrant "la Pater" témoignent du théâtre du narcotrafic dont la cité a été l'un des points chauds depuis 2020. D'autres traces sont plus douloureuses encore : comme ces impacts de balle encore décelables sur la façade d'un logement. Ou les gros blocs façon Lego qui bloquent l'accès sud de la cité, sur le grand boulevard qui dessert le marché d'intérêt national et, toute proche, la bretelle qui permet l'accès à deux autoroutes, via la rocade L2. La Paternelle vit en cul-de-sac depuis deux ans, sur ordre de la préfecture de police, alors que les homicides se succédaient dans et autour de la cité. Depuis début 2024, le trafic a déserté les lieux et la DZ Mafia fait parler d'elle ailleurs.
On en oublie que la Paternelle est un lieu de vie à nul autre pareil dans l'urbanisme désordonné des quartiers Nord. En remplacement des cubes gris de la cité provisoire, l'architecte André Jollivet a inventé une cité villageoise où les 168 logements sont distribués en grappes d'habitations, avec jardins et terrasses privatives qui donnent sur des placettes. La cité est parcourue de petites traverses où les coqs se promènent, un autre symbole, plus bucolique, du quartier.
Les problèmes de sécurité ne font plus la une des journaux. En revanche, le quotidien des habitants est empoisonné par une foule de petits tracas liés à la vétusté des lieux. Au bâtiment F, la pose d'étais sous un escalier a fait naître l'inqui . . .
La Paternelle a été construite dans les années 50 en urgence et n’était pas prévue pour perdurer. La construction en était assez bâclée et le confort très relatif (Les WC à la turque se transformaient en douche avec l’ajout d’un caillebotis). En 1983 une grande rénovation en a été effectuée mais une grande partie de l’existant a été conservée, peut-être la cause des problèmes structurels actuels.
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S’il n’y a plus de trafic de drogue, alors comment expliquer que des voitures se garent devant la cité côté sud et attendent… je ne sais quoi ! Surtout en début de soirée. C’est très bizarre !
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Distribution de pâte à tartiner El Mordjene ou d’affiches électorales du Rassemblement Gwer… Tout est possible.
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