Une nouvelle enquête publique confronte la centrale biomasse de Gardanne à ses opposants
La viabilité environnementale de la centrale électrique au bois de Gardanne fait l'objet d'une nouvelle enquête publique, qui se tient jusqu'au 6 juin. Malgré la réduction du volume de bois consommé, elle continue d'être vertement critiquée par ses opposants écologistes.
La centrale de Gardanne. (Photo : Clémentine Vaysse)
"Une centrale à biomasse en lieu et place d’une centrale à charbon ! Dit comme ça, on ne peut qu’applaudir !", engage une citoyenne des Alpes-de-Haute-Provence dans sa contribution en ligne à l'enquête publique sur les impacts des fournitures en bois de la centrale de Gardanne. "Mais ce projet est disproportionné pour notre région de forêt méditerranéenne", marque cette habitante d'une petite commune des hauteurs de Digne-les-Bains.
Avec sa consommation massive de bois — même divisée par deux depuis cet automne pour 450 000 tonnes annuelles, dont 240 000 de ressources forestières prises dans un rayon de 250 kilomètres —, l'usine électrique continue d'être considérée comme une "biomascarade" par les défenseurs de la forêt. Pour compléter les approvisionnements annuels, l'industriel prévoit 60 000 tonnes de bois déchet "de seconde vie" et 150 000 tonnes importées du Brésil, d'Espagne et d'Italie.
Ouverte depuis ce lundi 5 mai, l'enquête publique se tient jusqu'au 6 juin sur une aire géographique inédite : seize départements du Sud-Est de la France et 324 communes concernées. Les avis du public sont recueillis en ligne, mais aussi lors de permanences des commissaires enquêteurs proposées dans quinze villes. Enfin, onze réunions publiques sont programmées dans des départements aussi variés que les Bouches-du-Rhône, les Hautes-Alpes, les Alpes . . .
Avec 150.000 tonnes de bois en provenance d’Italie, d’Espagne mais surtout du Brésil grand fournisseur de bois dans le monde entier au détriment de ses forêts, comment peut-on encore parler de bilan carbone amélioré?
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