Dix ans après sa mort, hommage à Salim Hatubou, passeur de mots des Comores à Marseille
Il y a dix ans, le 3 mai 2015, l'écrivain franco-comorien Salim Hatubou disparaissait brutalement. Ses amis et proches lui rendent hommage à la bibliothèque de l'Alcazar, ce samedi.
Détail d'un portrait de Salim Hatubou, en 2010. (Photo : Yohanne Lamoulère)
Il aurait adoré ça : sur les hauteurs de Saint-Antoine, au Plan d'Aou, un arbre pousse à l'entrée d'une médiathèque qui porte son nom, Salim Hatubou, enfant de Marseille et des Comores. Il y a dix ans tout juste, le conteur, romancier et écrivain marseillais disparaissait brutalement, à 43 ans, d'une crise cardiaque. Son départ si précoce a laissé ses proches dans un immense chagrin, lui dont le sourire était déjà un don de soi. Mais ce destin écourté souligne la générosité d'une œuvre riche, le plaçant parmi les plumes les plus prolixes des écrivains comoriens d'expression française.
Pour lui rendre hommage, ses proches et amis organisent à l'Alcazar une après-midi de lectures et causeries autour de son œuvre et de sa pérennité. Marsactu interroge, dans une forme chorale, quelques-uns de ses proches, pour faire vivre sa mémoire, à travers un livre marquant.
Ousmane Diémé : "On doit notre rencontre au mistral"
"Il y a quelques décennies, un journal de la ville de Marseille avait fait un portrait de moi, en tant que directeur de l'association de gestion des espaces lecture (Acelem). Le mistral soufflait fort ce jour-là et a emporté le journal jusqu'à Salim Hatubou, qui a donc découvert l'existence des espaces lecture grâce à ce coup de vent. Il a cherché le numéro de celui dont il venait de lire le portrait et m'a contacté. Il venait de faire paraître Contes de ma grand-mère (L'Harmattan) et cherchait à le faire connaître. Je lui ai donné rendez-vous à l'espace de la Solidarité, là même où il était arrivé, enfant, en . . .
Merci de nous faire connaître cet auteur et cet homme, et son oeuvre.
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