La plume qui « ne lâche rien » de Myriam Loussif, jeune poétesse de 18 ans
À 18 ans, Myriam Loussif signe Tiens bon, ne lâche rien, un recueil de poésies lumineux qui navigue entre récit intime et critiques sociales. Rencontre avec une plume en devenir.
Il y a un plaisir manifeste à être le premier, dans ce canapé, à se pencher en plumitif un peu blanchi sur une plume naissante, tenue d'une main sûre par Myriam Loussif, 18 ans à peine. La jeune femme vient de faire paraître, au sein de la maison marseillaise Hors d'atteinte, Tiens bon, ne lâche rien, un recueil de poèmes écrits entre ses 13 ans et aujourd'hui. Et ces poèmes, parfois fragiles, toujours justes, composent une vraie fulgurance qui scotche le lecteur à ces pages pour les lire et les relire.
Voile noir qui borde un visage rond, yeux clairs et pétillants, fossettes en cœur et mains qui virevoltent sans cesse, Myriam Loussif est heureuse de cette première, alors qu'elle se prête à l'exercice des questions. Le petit bouquin rouge la précipite dans le cercle fermé des éditées, elle qui briguera dans quelques mois un baccalauréat avec, pour dominantes, "sciences politiques et littérature".
Karaoké littéraire
Il y a quelques jours, elle présentait, pour la première fois, son ouvrage en public, à la librairie de la Friche la Belle de Mai, dans un karaoké littéraire pensé par son éditrice. "Il y avait plein de gens, ma mère, mes copines, mes profs, c'était trop bien, sourit-elle, aux anges. Quand on a lu le livre, plein de gens se sont mis à pleurer. Ils étaient émus et ça, c'était fort." Elle rit franchement quand elle parle de la fierté de sa mère, femme de ménage pour la Ville de Marseille, "dans les bureaux de Samia Ghali, au Pharo". Elle qui voudrait donner le livre à "tout Marseille", à commencer par l'élue, sa secrétaire... "Je pense que l'une . . .
Parcours remarquable, j’ai hâte de lire mais faut-il entériner le fait que la carte scolaire aurait nuit à cette progression?
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admiration pour le parcours et la tenacité effectivement.
très réconfortant !
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À mettre en parallèle avec l’autre jeune marseillaise promue actuellement dans le monde de l’édition :
« À tout juste 23 ans, Esther Teillard signe « Carnes », un roman décapant, dérangeant, très sexuel, salué aussi bien par Frédéric Beigbeder que par Télérama et Libération. Edité chez Pauvert, elle renoue avec brio avec la tradition sulfureuse de la maison d’édition ».
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clap clap !
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