Vent de fusion-absorption théâtrale sur les quais de la Joliette

Actualité
le 29 Juin 2017
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À la rentrée, le théâtre de Lenche, en bordure du Panier, va devenir une des scènes du théâtre de la Joliette. Cette logique de fusion et d'absorption est à l'œuvre depuis plusieurs années à Marseille. Si elle est censée répondre à la raréfaction des finances publiques, elle aura forcément un effet sur la création artistique.

Le parvis du théâtre de la Joliette- Stéphanie Tétu.
Le parvis du théâtre de la Joliette- Stéphanie Tétu.

Le parvis du théâtre de la Joliette- Stéphanie Tétu.

L’histoire qui se raconte ici peut avoir la belle forme d’une boucle qui se ferme. Dès la rentrée 2017, les théâtres de la Minoterie et de Lenche ne feront plus qu’un, sous le nom de théâtre de la Joliette. Cette idée de boucle est au centre puisque les directeurs de la Minoterie, Haïm Menahem et […]
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Commentaires

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  1. Foulquie Foulquie

    merci pour cet article qui dit avec beaucoup d’exactitude et assez de précision comment une Ville qui avait réussi à être élue capitale européenne de la Culture, est en train d’appauvrir son propre tissu de création et de vie culturelle. Dominique Wallon et Vigourous, puis Christian Poitevin avaient su créer des espaces de production avec des responsables soucieux des rapports de la Ville et des artistes. Une certaine “philosophie” de la Capitale culturelle a remplacé cela par des événements, événements qui ont provoqué l’enthousiasme des élus qui du coup, ne jugent plus que par rapport à l’évolution des chiffres d’affaires des entreprises et commerces marseillais. La condamnation de ces théâtres – Massalia y avait échappé gràce à la mobilisation de son équipe – qui étaient eux-mêmes des histoires de la Culture à Marseille et en elles-mêmes, appauvrit la diversité et la richesse des capacités de production : le “moins pour faire mieux” est toujours le principe de sélection qui tue dans l’oeuf les projets à naître et élimine à priori ce qui fera l’avenir. C’est évidemment consternant.
    Dernier détail : la fin du Théâtre Gyptis aurait pu être compensée par les nouvelles trés belles salles de la Friche si, au lieu d’une commission qui soumet les compagnies à de nouveaux efforts de séduction et de bureaucratie, on y avait installé un véritable projet de producteur.

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  2. Tarama Tarama

    “Une offre culturelle excessive”. Sûrement la même que pour les vestiges historiques.

    Qu’est-ce qu’il ne faut pas lire…

    Sinon, sur la forme, “théâtre de la Joliette”, c’est plutôt triste comme nom à la place des théâtres de la Minoterie et de Lenche.

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