Quiz économie : le compte de résultat des candidats
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Commentaires
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quelle misère!
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Bof. L’intérêt de ces questions, par rapport à l’enjeu des municipales, c’est quoi ?
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les questions sont interessantes. Et les bonnes réponses surprenantes.
la réalité derrière inquietante: 1/4 des marseillais sous le seuil de pauvreté est un veritable enjeu politique
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Quelle idée ce quiz en trois questions, une loterie pour faire le buzz, mais rien qui permette de se faire une idée des compétences d’un candidat.
La minute pour esquisser un programme économique, c’est déjà beaucoup mieux. A ce jeu, Sophie Camard (EELV chez Diouf et en charge de l’emploi à la région) que je ne connaissais pas, sort gagnante haut la main. Coppola ne nous étonne pas en parlant du port comme moteur de l’emploi, ainsi que de la commande publique. Caselli est le plus mauvais. Il évoque d’abord la création de commerces en pied d’immeuble, alors que le petit commerce de quartier se meurt (voir Schlecker) face à la concurrence des grandes surfaces et de leurs galeries marchandes, acceptées à l’excès par Gaudin. Après quoi il récite le programme de Mennucci dans ses parties les plus problématiques.
Pour Sophie Camard qui est très concrète et évite les grands mots, il faut que la ville se mobilise, avec les communes à l’échelle de la métropole, ainsi que la région et l’Etat. Il faut viser l’emploi privé et privilégier les PME, en les aidant pour leurs investissements et dans leur démarche marketing. Il faut repositionner les missions locales et Pôle emploi dans cette direction. Travailler sur la formation et les transports. On ne pouvait pas dire grand-chose de plus en une minute en restant audible.
D’une façon générale, les candidats, comme beaucoup de médias, ont du mal a traiter le sujet de l’économie. Rien que cette volonté de vouloir développer à tout prix de l’emploi industriel à Marseille, alors que cet emploi est allé se développer en périphérie, tout comme la logistique, parce qu’on y trouve le réseau autoroutier et un foncier accessible avec ses réserves en vue d’extensions ultérieures. On ne peut pas analyser l’économie marseillaise à l’échelle de la commune, comme à peu près tout le monde à considéré Marseille, mais à l’échelle de Marseille et de sa périphérie proche, où le tissu économique marseillais s’est reproduit, les pôles de Vitrolles, Marignane, St-Victoret, du Sud-Aixois, d’Aubagne-Gémenos et de La Ciotat. Et plus loin, le site de Fos – Port-St-Louis, la logistique de Berre, Salon, Grans-Miramas (Clésud), St-Martin-de-Crau, Arles, et celle localisée dans l’emprise portuaire (Distriport, Feuillane, Caban, Ventillon). Sans oublier une quinzaine d’années de dédoublement métropolitain avec Aix, grâce à l’attractivité de la ville et à l’immobilier d’entreprise. Tout cela fonctionne ensemble, avec une forte concentration de tertiaire de bureau, souvent des sièges ou des directions, et de nombreux services, parfois rares, à Marseille et Aix. On remarquera que la logistique de St-Martin-de-Crau et d’Arles est en dehors de la métropole telle qu’elle a été préfigurée.
Gaudin n’a pas de programme économique, c’est plutôt une posture, dont un climat qui attire les investisseurs, sans qu’on ait évité les dérives associées, mais des investisseurs qu’il vaut mieux attirer ici que de les laisser aller ailleurs. Il a à son actif les zones franches, mais au passif un excès d’opérations commerciales. En dépit des zones franches, il n’a pas réglé les problèmes des cités, comme Lyon avait réussi à le faire avec Vaulx-en-Velin. Il s’est créé 43 000 emplois au cours de ces 10 dernières années, autant que Mennucci ou Caselli en promettent durant deux mandatures, alors que ces emplois ne dépendent pas d’eux, mais des entreprises et de la conjoncture.
Mennucci a pris des positions courageuses pour remettre au service des habitants les employés communaux (Caselli aurait pu faire de même avec ceux de la communauté urbaine, pour une partie venus de Marseille, action économique et propreté des rues). Mennucci essaie d’agir sans tirer exagérément sur la corde du financement public. Ce que Gaudin aimerait continuer à faire. Mennucci est le seul candidat qui a un réel programme, comme la réalisation d’une nouvelle zone d’habitat et d’emplois au-dessus du faisceau de la gare St-Charles. Mais sur les questions économiques, ce n’est pas vraiment ça. L’analyse qui précède son programme économique est certainement ce qu’on peut lire de pire sur le sujet (page 20) : http://www.mennucci2014.fr/en_feuilletant_le_programme
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