Derrière l’enfumage, que rapportent vraiment les croisières à Marseille ?
Dans les discours des responsables politiques et économiques, le croisiériste est soit une vache à lait, soit l'acteur incontournable de la relance du port. Mais les chiffres avancés sur les retombées économiques de cette nouvelle industrie manquent souvent de précision et de nuances.
Derrière l’enfumage, que rapportent vraiment les croisières à Marseille ?
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Je ne sais pas si le but de cet article est de critiquer la réussite de Gaudin en matière de développement touristique.
Pour ma part, j’ai déjà embarqué à Marseille 4 ou 5 fois en 7 ou 8 ans. C’est donc un service qui m’est offert, en tant que résident.
De nombreux amis se déplacent à Marseille pour embarquer avec nous…. ça fait des restaus en ville, du shopping avant vacances, des week end à Marseille.
Il faudrait cependant que la ville contacte COSTA pour qu’ils changent la présentation de Marseille. Dans la borchure quotidienne qui est déposée dans les cabines, COSTA évoque la 1ere ville musulmane de France et ne parle que de mosquées, de violence et de population d’Afrique du nord et des comores… Juste à côté, ils tentent de vendre des excursions hors de prix vers Aix, les baux ou Arles… la ficelle est un peu grosse: n’allez pas à Marseille, ville qui craint, et allez plutôt en Provence. Le personnel de COSTA met en garde les braves touristes contre Marseille…
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Je suis en partie d’accord avec ce qui est dit dans cet article et mon but et de pointer également les effets collatéraux de ce type de politique à la petite semelle que s’approprie depuis quelques temps déjà la droite républicaine conservatrice. C’est une bonne manière pour elle de promouvoir aussi son attachement à la culture dans une logique de développement économique des territoires par le biais de la culture. Sauf que ce genre de logique économique n’a pour seul objectif que de créer de l’emploi dans un secteur professionnel qui est historiquement attaché à la cause idéologique de la droite républicaine. Elle ne produit que du sous emploi et de la précarité sociale dans les secteurs de l’hotellerie et du petits commerces locaux. Le bilan dans quelques décennies sera pitoyable sur le plan économique et de l’emploi et les marseillais serons devenus en quelques années les loufias au botte des grands capitaux qui investissent à grands coups de millions d’euros dans le but d’accuellir les masses de touristes étrangers.
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Encore une fois on parle que des retombées mais pas de ce que ça coûte. Les retombées ne veulent strictement rien dire en absolu. C’est comme si on donne un chiffre d’affaires sans donner les coûts nécessaires et à mettre en oeuvre pour y parvenir
110 millions d’euros de retombées annuelles me semblent très maigres si on le rapporte aux coûts de ces croisières pour la collectivité. (Rappelons les nombreux cadeaux et investissements faits pour les faire venir)
la vraie question est de savoir pour 100 euros investis par les collectivités, combien ça rapporte et combien ça rapporterait ailleurs (si par exemple, au hasard, on créait une silicon valley de l’énergie solaire à Marseille)
Et de se demander si ces 100 euros ne devraient pas plutôt être utilisés pour faire venir des entreprises, accompagner des créateurs pour recréer un tissu etc…
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L’avenir de Marseille fut, reste et sera toujours le port, la façade maritime, les échanges directs ou indirects qui lui sont liés.
Les projets se justifient et se lancent :
– soit parce qu’ils sont économiquement profitables (ROI, retour sur investissement) et là, le calcul et sa précision présente de l’interêt. Lesquels faire ? Lesquels abandonner ?
– soit par qu’ils sont règlementaires (obsolescence, obligation juridique, sécurité) et là, l’investissement se contraint. Comment remplir toutes ses obligations au moindre coût ?
– soit parce qu’ils sont stratégiques et là, le retour sur investissement conforte juste la vision : y être est une question de survie. Ne pas y être, c’est sortir/abandonner à terme un marché concurrentiel (au profit de quel autre ?).
L’interêt de l’article / du sujet est plus dans l’analyse qualitive (quels natures de retours) que dans l’exegese d’un calcul economique par définition et par avance hasardeux et discutable.
La vraie question à discuter est : existe-t-il un meilleur emploi, pour Marseille et son développement, de ces investissements en grande partie publics ? Quel équilibre croisiéristes / frets ? Lesquels sont plus stratégiques pource que veut devenir Marseille ?
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Ce n’est pas ce que dépensent les croisiéristes qui est important, c’est le business de la réparation navale des navires de croisières, qui n’est absolumment pas mentionné dans l’article et qui pourtant constitue le futur pilier de l’activité économique du port pour les prochaines années. Renseignez-vous au sujet du Chantier Naval de Marseille et des projets autour de la forme 10 des bassins Est du GPMM, destinés à positionner marseille comme leader sur le marché de la réparation des plus grands navires en méditerranée. Voir article suivant
http://www.laprovence.com/article/actualites/1057405/marseille-la-reparation-navale-fait-son-grand-retour.html
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Il y a 3 ans, mon fils travaillait sur un bateau de croisière américain qui s’est arrêté à Marseille pour maintenance au port à sec.
Dès l’arrivée du bateau, 150 artisans italiens attendaient sur le quai pour la remise en peinture et décoration du bateau.
Evidemment, leur hébergement et nourriture étaient prévus à bord …
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