Une ville au service des entrepreneurs : la liste Vassal présente son programme économique

Gastro
Carnet de campagne
le 2 Mar 2026
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Marquer la différence. Les colistiers de Martine Vassal, Sandra Blanchard, Corinne Innesti et André Bendano, présentaient ce lundi 2 mars les premières grandes lignes du programme économique de la candidate de la droite et du centre aux municipales à Marseille. “Martine Vassal est la seule candidate qui a été cheffe d’entreprise, avance Sandra Blanchard. À l’exception de Sébastien Delogu peut-être, les autres candidats sont tous issus du public. Martine Vassal, elle, connaît intimement le monde économique.”

Au cœur des propositions, la mise en place d’un conseil de gouvernance économique, baptisé Massalia 2.0. “Pour que la Ville de Marseille soit la première partenaire des entreprises, il faut qu’elle réunisse les représentants patronaux, la CCI (Chambre de commerce et d’industrie, ndlr), les représentants des salariés, de l’économie sociale et solidaire dans une instance de conseil qui accompagne la Ville“, développe Corinne Innesti, ancienne patronne de la CPME des Bouches-du-Rhône qui a rejoint la liste. Le contour de cette “cellule“, aux apparences de Conseil économique, social et environnemental (Ceser) demande encore à être affiné, mais il doit illustrer la volonté de gérer la Ville “comme une entreprise, à 360°, avec agilité“.

L’exemple phare de cette politique plus ouverte aux entreprises est le projet du centre Bourse. “Nous avons réfléchi avec Martine Vassal pour investir le centre Bourse sur 30 000 mètres carrés pour offrir un quartier économique complet appuyé sur trois piliers : une école de cuisine gastronomique du CAP au BTS avec son restaurant d’application ouvert à tous, détaille André Bendano, ancien président de la chambre des métiers. Une école d’ingénieurs agronomiques adossée sur un centre d’innovation en lien avec les universités et enfin, des halles de la Méditerranée. Un marché couvert premium avec 40 à 60 commerçants.”

Cette dernière proposition est partagée par Franck Allisio, qui l’a présentée il y a plusieurs mois. “Mais comment peut-il se dire l’ami des patrons alors qu’il supprime 40 milliards d’aides aux entreprises en tant que député ?”, tacle Sandra Blanchard, qui veut faire de la baisse des impôts et des frais de fonctionnement un des marqueurs de la gouvernance Vassal.

Benoît Gilles
Journaliste

Commentaires

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  1. Tasogare Tasogare

    L’expérience de Vassal dans le privé remonte à 26 ans en arrière, si on en croit Wikipédia. L’économie a beaucoup évolué depuis…

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  2. Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

    L’unique succès de Mme Vassal dans l’entrepreneuriat réside dans le fait qu’elle a hérité de l’entreprise de Papa. Entreprise qui, sous sa direction éclairée, a coulé – ce qui a conduit la “cheffe naturelle” à se tourner vers la politique alimentaire, faute de mieux.

    Franchement, je peux comprendre qu’on qualifie un Aulas de chef d’entreprise : il l’a réellement été. Dans le cas de Mme Vassal, on est plutôt devant l’incarnation de l’incompétence : son brillant bilan à la tête du département, devenu en quelques années l’un des plus fragiles financièrement, montre à nouveau qu’elle ne sait pas gérer.

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  3. julijo julijo

    programme économique !! quel grand mot pour des projets…un poil sélectifs ?
    école gastronomique, école d’ingénieurs agronomiques, et un marché premium.
    chouette avenir mais pas pour tout le monde quand même.

    par ailleurs la “cellule massalia 2.0” …mais à quoi va servir la cci ? le ceser ? l’upe13 ? …. nouveau comité théodule ?

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    • Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

      Penser à créer une nouvelle école d’ingénieurs d’agronomie relève du rêve éveillé : il y a déjà tout ce qu’il faut en France. Il y a probablement des filières d’ingénieurs qui auraient besoin de places supplémentaires, mais sans doute pas celle-ci.

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    • MarsKaa MarsKaa

      Vous posez trop de questions, vous allez lui donner mal à la tête à Martine !

      La droite marseillaise a tendance à confondre compétences économiques et capacité à défendre des intérêts particuliers.

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    • ruedelapaixmarcelpaul ruedelapaixmarcelpaul

      C’est vrai qu’entre le lycée hotelier public Passedat, le lycée hotelier privé Pastré Grande Bastide, Corot formation, le CFI Méditerranée, on a bien besoin d’une école de plus en restauration et gastronomie. Ce genre d’établissement est si rare en France…

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  4. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    Peut-être quelqu’un peut il lui dire que nous avons déjà à Marseille un Lycée hôtelier public ? Qui forme en cuisine et en service de traiteur (entre autres spécialités). Du CAP au BTS.

    Tiens par exemple : Romain Simmarano qui est à la fois dir cab au Conseil régional et n°2 sur la liste de Vassal ! Comme c’est un Lycée régional il est sans doute au courant et peut lui expliquer !

    Peut-être faut-il également lui demander si elle compte transformer le Master existant au sein d’Aix-Marseille Université (Sciences et techniques de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement) en titre d’ingénieur agronome ? Ou alors veut-elle créer une nouvelle école d’ingénieur agronome sous tutelle du ministère de l’agriculture à Marseille ? Parce que c’est vraiment très différent de faire l’un ou l’autre… Je suis vraiment impatient et curieux de connaitre ce qui a présidé à cette idée…

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    • Marc13016 Marc13016

      Ce qui a présidé à cette idée ? … probablement des communicants embauchés pour trouver des idées ! Peut être des stagiaires de l’École de Commerce de Marseille, que Martine a fréquentée.
      Ce petit monde étant lui même conseillé par une I.A, qui leur sert des idées pour les nourrir quand ils sont fatigués. Le soucis c’est que ces idées là sont forcément du réchauffé. L’I.A, ça ne cuisine que les restes.

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  5. Forza Forza

    “Gérer Marseille comme une entreprise”… Haha, ça s’arrange vraiment pas dans la tête de ces gens… :p
    Et sinon, “Un marché couvert premium avec 40 à 60 commerçants” : déjà oublié le foirage express du marché des Grandes Halles cours d’Estienne d’Orves, en attendant de voir ce que donnent ces “Halles Gourmets” à Castellane (dont je n’ai toujours pas compris la cible, mais c’est parce que je dois pas être dedans…)
    https://www.laprovence.com/article/economie/2913610700162614/produits-frais-restauration-et-epicerie-a-marseille-les-nouvelles-halles-alimentaires-place-castellane-se-devoilent

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    • ruedelapaixmarcelpaul ruedelapaixmarcelpaul

      Les Grandes halles du cours d’Estienne d’Orves c’est un genre de méga restau dont le modèle se trouve dans les centres commerciaux. En plus d’être cher ça n’est pas spécialement bon… encore une riche idée, avec des pizzas cuites au four électrique alors qu’à 100m à la ronde les pizzerias au feu de bois sont légion.
      Les cranes d’oeuf qui entourent Martine ont beaucoup phosphoré : le centre bourse se meurt de commerces qui ne correspondent pas au voisinage immédiat, que faire ? Ben continuer pardi !

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