Renaud Muselier sur Marseille : “Si on ne gagne pas, on n’aura pas gagné quelque chose que l’on avait pas”

Soutien
Carnet de campagne
le 6 Mar 2026
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Dans un entretien à La Marseillaise, le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier, partage sa vision politique des municipales dans les grandes villes du sud. Et pour Marseille, l’ancien premier adjoint de Jean-Claude Gaudin ne transpire pas l’optimisme sur les chances de l’emporter de la liste emmenée par Martine Vassal. Si “le match n’est pas fini”, il envisage tout de même la défaite de son camp comme de celui de Franck Allisio : “Si nous ne gagnons pas, le RN ne gagnera pas non plus. Après tout, si on ne gagne pas, on n’aura pas gagné quelque chose que l’on n’avait pas. Ce n’est pas dramatique par rapport aux extrêmes.”

Une manière de valider une victoire possible de Benoît Payan, même si “la meilleure, c’est Martine”. Heureusement, en cas de défaite, il lui reste le département : “On connaît la puissance technique et financière de cette institution”, commente le président de région, en référence à l’aide aux communes qui permet de financer de nombreux projets de maires en lice.

Source : La Marseillaise
Benoît Gilles
Journaliste

Commentaires

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  1. leb leb

    “Si on ne gagne pas, on aura pas gagné quelque chose qu’on avait pas.” Il y avait un junkie qui délirait tout seul la dernière fois à la plaine, ce qu’il disait était plus clair que la phrase de Muselier.

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  2. vékiya vékiya

    Une phrase aussi claire que le positionnement de Martine

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  3. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    Autrement dit : si Martine perd, on aura rien perdu.
    C’est bon d’être soutenue !

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    • MarsKaa MarsKaa

      Et “de toutes façons, nous tenons le département (et la région)” c’est à dire un moyen de coercition…

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  4. Patafanari Patafanari

    L’ivrogne au comptoir qui vient de jouer au loto.

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  5. Manipulite Manipulite

    Toujours selon le fada de la place Jules Guesde, son collaborateur Maxime Boudet porte parole de Renaissance est tombé dans un …traquenard. Bizarre : les enregistrements des caméras montrent qu’il est l’agresseur. A tel point que l’affaire n’est pas classée et Boudet est renvoyé en jugement en septembre.
    Quelle flèche Renaud !

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  6. Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

    Hum, “la puissance technique et financière” du département, sous la direction éclairée de Mme Vassal, a un peu pâli : les Bouches-du-Rhône font désormais partie des 15 départements “en grande difficulté financière” (https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/06/27/finances-15-departements-sur-la-corde-raide_6616108_823448.html)

    Pour l’aide aux communes, ça va devenir difficile de distribuer aux obligés de la présidente de l’argent qui n’existe plus.

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  7. julijo julijo

    Les prochaines élections départementales c’est en 2028 je crois…. Grâce à ses compétences et à sa technique et au fait qu’elle aura du temps, elle relèvera peut-être le budget du département.

    Il n’empêche on peut noter l’absurdité de l’humour de Muselier.
    Mais je m’interroge, quand on gagne il s’agit bien de quelque chose que l’on n’avait pas ?

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    • MarsKaa MarsKaa

      Exact !

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  8. Regard Neutre Regard Neutre

    Une phrase plutôt stratégique…
    La déclaration de Renaud Muselier illustre bien la complexité politique actuelle de Marseille. La ville n’est plus un simple duel droite-gauche ; elle fonctionne désormais comme un espace tripolaire, avec la gauche municipale consolidée, la droite classique en recomposition, et le RN fortement implanté dans certains secteurs.
    Dans ce contexte, la droite traditionnelle est obligée d’expérimenter de nouvelles stratégies pour rester crédible et compétitive. Muselier, en relativisant la défaite face à la gauche mais en soulignant le risque RN, montre qu’il a intégré cette contrainte : Marseille est devenu un véritable laboratoire pour la recomposition de la droite française.
    Sa déclaration n’est donc pas seulement une phrase de campagne, mais un signal stratégique adressé à ses électeurs et à son camp sur la manière de naviguer dans ce paysage politique inédit.

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    • Patafanari Patafanari

      Pas très mobilisateur.

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    • Assedix Assedix

      Intéressant…

      Perso, j’avais fini par penser qu’il était con, mais peut-être souffre-t-il simplement d’une incapacité chronique à s’exprimer de manière intelligible.

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  9. ruedelapaixmarcelpaul ruedelapaixmarcelpaul

    Les fulgurances de notre bon président de région deviennent de moins en moins compréhensibles. Il va fini par imiter Mao.

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  10. Pascal L Pascal L

    Cela fait plusieurs mois que je m’interroge sur la stratégie macronienne et, c’est mon côté complotiste, je me demande si l’échec de Mme Vassal n’est pas une aubaine pour M. Macron qui pourrait se présenter lors de la session suivante comme un candidat fort influent face à, soit un pâle M. Payan, soit un extrême droite qui, comme d’habitude n’aurait fait que des âneries.
    Stratégiquement, ça pourrait être intéressant. Moins porteur que la mairie de Paris, mais cela pourrait être le plan B.
    Cela expliquerait le désengagement, voire le quasi sabotage de la campagne de Mme Vassal de la part de beaucoup de politiques locaux.

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    • ruedelapaixmarcelpaul ruedelapaixmarcelpaul

      Lionel Royer-Perreaut, un macroniste bien plus authentique que l’opportuniste Vassal (qui, rappelons-le, s’est découverte une passion pour Macron 4 semaines avant le 1er tour des présidentielles), doit patiemment attendre l’effondrement de la droite locale pour revenir au prochain scrutin municipal.

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    • Marc13016 Marc13016

      Macron Maire de Marseille ?! Je le verrais plutôt Maire de Bruxelle …

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  11. Marc13016 Marc13016

    Pas mal, le concept de “puissance technique et financière”. Je l’appliquerais aussi à la Métropole, qui en a un sacré paquet, elle aussi, de puissance technique et financière. La région doit être assez bien dotée aussi.
    Pour en faire quoi ?! Distribuer de la finance, et de la technique, aux Maires-clients qui élisent le bon président ?

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  12. Dark Vador Dark Vador

    Ne jouons pas sur les mots : Martine et Renaud en tiennent une sacrée couche. La seule question qui vaille est : comment ont-ils fait pour en arriver à squatter le département, la région, la métropole? Pourquoi je n’y suis pas moi?

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