Le maire d’Istres, François Bernardini, n’a pas remboursé un prêt de plus de 90 000 euros au Parti socialiste

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Carnet de campagne
le 10 Fév 2026
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Le maire d’Istres et candidat à sa succession, François Bernardini, doit plus de 90 000 euros au Parti socialiste (PS), révèle Le Monde ce mardi 10 février. Cette somme correspond à un prêt qui lui a été accordé en 1999 par la fédération des Bouches-du-Rhône, dont il était alors le dirigeant, toujours non remboursé vingt-six ans plus tard. Il lui a été accordé à l’époque où il était simple conseiller municipal et avait été épinglé par la chambre régionale des comptes (CRC) qui l’enjoignait de rembourser personnellement des dépenses engagées par la Ville. “Il ne s’agissait pas d’un prêt, mais d’un don consenti par la direction nationale du PS de l’époque”, se défend François Bernardini au journal Le Monde.

“La passation d’un tel contrat [pose] la question de l’utilisation des fonds à des fins étrangères à l’objet d’un parti politique. (…) La Commission sera attentive [à son] remboursement effectif”, pointe cependant la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), le gendarme des financements politiques, dans son analyse des comptes des partis politiques, publiée également ce 10 février et citée par Le Monde. La direction du PS a indiqué de son côté à la CNCCFP que ce remboursement est “une priorité” et “n’exclu[t] pas une action en recouvrement” après les élections municipales alors qu’une démarche amiable a été lancée en vain depuis 2019.

Source : Le Monde
Marie Lagache
marie.lagache@marsactu.fr

Commentaires

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  1. BRASILIA8 BRASILIA8

    Prêt accordé en 1999 démarche amiable 2019 soit 20 ans et peut être action de recouvrement en 2026 après les élections on reconnait bien la grande rigueur du PS pour ne surtout pas faire de vague

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  2. Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

    Tout le monde rêve d’avoir un banquier aussi complaisant, pour ne pas dire laxiste. Mais autant ce laxisme pouvait éventuellement s’expliquer à l’époque de la splendeur de la fédé du PS 13 et de la puissance de Bernardini, autant elle paraît moins compréhensible quand les faiseurs de roi de l’époque ont rétrogradé au rang de délinquants financiers sans étiquette politique.

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