Une étude du CRAN dénonce la “sous-représentation critique” des élus noirs à Marseille

Municipales
Bref
le 19 Jan 2026
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Le Conseil représentatif des associations noires (Cran) a publié il y a quelques jours une étude intitulée ENAM – enquête nationale sur les élus noirs. Cette dernière interroge “la présence et le pouvoir réel des élus noirs dans les grandes villes françaises” en mesurant “la représentation des élus noirs au sein des conseils municipaux, non seulement en termes de présence, mais surtout en termes d’accès effectif aux responsabilités politiques locales”. À Marseille, l’étude dénonce une “sous-représentation critique” au conseil municipal, avec seulement une conseillère municipale déléguée, dans la majorité, Nouriati Djambae. Ce qui classe Marseille parmi lesvilles à inclusion affichée mais à exclusion réelle.

“Ces villes présentent une démographie afrodescendante significative et affichent publiquement des discours inclusifs. Cependant, l’analyse ENAM montre un accès extrêmement limité — voire inexistant — aux fonctions exécutives et stratégiques, traduisant une volonté politique d’exclusion du pouvoir réel”, détaille le Cran. Avant de se pencher plus précisément sur le “paradoxe marseillais” : “Ce classement est particulièrement significatif pour une ville historiquement multiculturelle, marquée par une diversité démographique ancienne et massive. Or, l’ENAM montre que cette diversité ne se traduit pas politiquement.” Avant de conclure : “Marseille illustre ainsi un phénomène plus large : la diversité sociale est visible, mais politiquement neutralisée.”

Marie Lagache
marie.lagache@marsactu.fr

Commentaires

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  1. Patafanari Patafanari

    Et celle des maghrébins ?

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    • marianne13 marianne13

      Et celle des asiatiques ? La liste peut être longue …

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    • Patafanari Patafanari

      Et la sur-représentation des arméniens ( Martine Vassal et Benoit Payan) ?

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    • ruedelapaixmarcelpaul ruedelapaixmarcelpaul

      @Patafanari Payan n’a pas d’origine arménienne (Delogu oui en revanche). Etant moi-même d’origine arménienne je me félicite de cette sur représentation (enfin on est à quasi 10% de la population marseillaise avec un ancêtre à nom en -ian).
      Concernant les maghrebins il y en a quelques uns au CM (on ne va pas les lister, ça me fait penser à un passé sombre) même dans l’équipe Allisio.

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    • Patafanari Patafanari

      Payan est un patronyme d’origine occitane (Pagani qui a donné paysan)
      mais la fiche Wikipédia de Benoît Payan indique qu’une partie de sa famille est d’origine arménienne. Et que c’est un enfant de La Capelette.

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    • ruedelapaixmarcelpaul ruedelapaixmarcelpaul

      @Patafanari si sa cousine a épouse un arménien (j’invente hein, je ne connais pas la famille Payan) cela de fait justifie ce que dit Wikipedia (et l’article de Libé qui est cité). Mais un -yan ou -ian ne fait pas tout. L’actuel président de la république islamique d’Iran s’appelle Pezechkian, il n’est pas arménien pour autant (en plus c’est à coté et les arméniens sont la première communauté non musulmane d’Iran).
      Dans les faits pour l’avoir moulte fois entendu lors de ses voeux à la communauté arménienne ou lors des commémorations du génocide, pas une fois il n’en a fait référence, arguant plutôt ses ancêtres napolitains.
      Contrairement à Vassal ou Delogu, qui en font des caisses sur leur mère (pour l’une) et grand-mère (pour l’autre) arméniennes.

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  2. julijo julijo

    J’entends bien le constat du CRAN.
    Mais ce déficit de représentation est-il dû à un rejet fréquent voire systématique des personnes noires. Auquel cas c’est inadmissible.
    Je n’ai noté dans l’article aucun élément sur cet aspect.

    On peut supposer qu’il y a une discrimination, la même que subissent d’autres personnes, en fonction de leur nom pour obtenir un logement par exemple ou un emploi.
    Dans le milieu associatif et politique c’est quand même davantage étonnant.

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  3. Dominique PH Dominique PH

    d’après les premières informations sur les têtes de listes LFI pour les mairies de secteur, il y en aurait 3 ( de secteur ) où seraient à l’une des 2 premières places des personnes d’origine africaine subsaharienne ; et dans le secteur où la liste LFI a la plus forte probabilité de l’emporter ( 2 eme et 3 eme arrondissement ) , c’est un jeune homme dont les parents étaient comoriens qui sera à la première place.
    Le 23 mars prochain, le premier maire de secteur africain à Marseille, c’est donc possible.

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  4. Patafanari Patafanari

    Si Hassen Hamoun arrive à faire de l’entrisme au CRAN, il peut y avoir des surprises.

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