Au centre de rétention du Canet, le virus se propage en silence

Enquête
le 17 Nov 2020
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Depuis le reconfinement, trois retenus du centre de rétention du Canet ont été testés positifs au Covid-19. La problématique des conditions sanitaires se pose, mais la préfecture se refuse à tout commentaire. Pourtant certains retenus ne peuvent assister aux audiences qui les concernent, ni rencontrer leurs avocats.

Le centre de rétention de Marseille est situé au Canet, dans le 14e arrondissement. (image Clara Martot)
Le centre de rétention de Marseille est situé au Canet, dans le 14e arrondissement. (image Clara Martot)

Le centre de rétention de Marseille est situé au Canet, dans le 14e arrondissement. (image Clara Martot)

À travers les fissures du mur de béton qui délimite le centre de rétention administrative (CRA) du Canet (14e), on peut observer la forme en “peigne” du bâtiment. C’est dans l’une de ses ailes que, selon nos informations, au moins trois personnes retenues ont été testées positives au coronavirus ces dernières semaines. Dans un autre […]
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Commentaires

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  1. Minh Derien Minh Derien

    Je croyais naïvement qu’une dénommée Dominique Simonnot, était Contrôleure générale des lieux de privation de liberté. Elle n’a pas encore terminé sa formation initiale peut-être…

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  2. Jacques89 Jacques89

    S’il y a bien un endroit où l’efficacité du confinement pouvait être démontrée, c’est bien là !
    Manque juste la volonté de tester, isoler….chloroquine ? Les centres de détention auraient dû être des laboratoires pour évaluer les techniques de soins. Aurait-on eu peur de faire des détenus des cobayes ? Avait-on la place suffisante pour isoler ? Les centres de rétention souffrent du même mal que les hôpitaux : le manque de place et « le virus » à combattre pour régler ces problèmes c’est l’acharnement contre la dette publique.

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  3. jasmin jasmin

    Certes ce sont des personnes sans pays fuyant leur pays d’origine et entrant illégalement sur le territoire français, en espérant gagner de quoi nourrir leurs familles au pays. Ils sont dans ces centres de rétention en attendant que l’on vérifie la légalité de leur séjour et de les renvoyer dans leur pays si le contraire s’affirme. Tout plaide pour qu’on se fiche de leur situation sanitaire.

    Et pourtant, il y a de quoi frémir en pensant qu’on aurait pu être à leur place et naitre dans le mauvais pays, dans la mauvaise famille et culture, sans doute dans une ex colonie de la France pour avoir appris le français comme ce tchadien, et se dire que tout vaut mieux que rester avec sa famille et dans son pays. Et puis se faire gauler évidemment à l’arrivée à l’aéroport alors que les déplacements sont si controlés pour le peu de voyageurs en tant de pandémie (quelle imprudence), et atterrir dans une cage à la lapin où on vous met à plusieurs dans la même cellule faute de place, et vous attrapez le COVID avec tous les co-retenus. Pas moyen de vous soigner parce que les hôpitaux sont débordés et pas moyen de voir le juge parce que débordés, pas moyen de parler à un avocat commis d’office. Vous pouvez appeler votre famille s’ils y ont accès. On imagine juste l’horreur. Ce ne sont pas les plages glacées d’Argiles-sur-mer où les réfugiés Républicains espagnols ont creusé le sable pour dormir à l’abri du vent, car il y a des murs, mais ces murs là enferment les maladies.
    C’est juste insupportable. Il n’y a pas de place pour la charité dans un monde isolé dans la peur.

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