À Marseille, “80 % des gens vivant en squat payent une contrepartie”
Le projet "Issimars" documente très précisément la vie en squat à Marseille. Une première, qui permet une mise au point sur la réalité de ce phénomène, bien loin des idées façonnées par l'imaginaire collectif.
De la terrasse du squat Cazemajou, on voit les tours d'Euroméditerranée. (Photo : B.G)
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Article intéressant peut-être mais un peu angélique, notamment sur l’entretien des squats et ce qui s’y passe. Notamment l’exploitation des plus faibles. Vos articles sur la tour Bel horizon par exemple disent un peu le contraire. Et pour passer à proximité de certains grands squat des quartiers nords, il me semble que l’entretien et la vie en famille ne sautent pas aux yeux. Trafic en tout genre, deal voire prostitution au profit de gang – les même peut-être qui font payer les ” loyers” dont vous parlez – semblent sévir.
Il me semble qu’on ne peut pas accepter l’idée de voir payer 150 ou 200 euros une chambre ou un matelat dans un squat … c’est la double, la quadruple peine pour ceux qui subissent …Ces marchands de sommeil doivent être poursuivi. La fin de l’entretien est ambigue: finalement les squats seraient une solution dans la mesure où il n’y en a pas d’autres. Cela me rappelle les propos d’un “célèbre” marchand de sommeil du Panier, un certain Sanchez qui, il y a bien longtemps, justifiait ses actes illégaux en disant que ” les dizaines de personnes qu’il logeait; n’avaient de toute manière pas d’autres solutions dans un cadre légal. “Un bienfaiteur en quelques sortes !!”
La question est double d’une part le manque de logements disponibles et d’autre part le puits sans fonds de la misère du monde ( comme aurait dit Rocard) qui arrive à Marseille. Comment faire ?
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L’étude telle que citée ressemble à un gloubi boulga qui analyse les réelles difficultés des personnes vivant en squat mais qui occulte totalement leur responsabilités.
Déjà, il convient de revenir à la définition du squat. Le squat, c’est l’occupation du bien d’autrui, sans l’accord de ce dernier.
Donc les situations dans lesquelles les personnes payent un “loyer” à des marchands de sommeil pour occuper des logements qui appartiennent à ces mêmes marchands de sommeil ne sont pas de squats.
Si les marchands de sommeil mettent en “location” des logements qui ne leur appartiennent pas, alors ce sont ces marchands de sommeil qui sont les squatteurs.
Ensuite, l’étude nous parle de “ces personnes [qui] se débrouillent toujours pour trouver un accès à l’eau et à l’électricité dans une ville comme Marseille.”
Pourquoi occulter l’autre facette de cette réalité? Les branchements sauvages sur les réseaux électrique et d’eau courantes s’appellent… du vol. Mais forcément, si on commence à écrire que les squatteurs volent de l’eau et de l’électricité, ça entache un peu leur statut de victimes.
Par la suite, Madame Roux nous dit : “Ce qu’on a vu, c’est qu’il y avait vraiment cette nécessité d’avoir un logement pour travailler et pour régulariser sa situation.”
On comprend donc que les squatteurs, non content d’occuper le bien d’autrui sans droit ni titre, de possiblement voler de l’eau et de l’électricité, sont en plus en situation illégale sur le territoire. Mais cet aspect est bien évidemment occulté. Quant à la solution de l’expulsion, on imagine bien que c’est un gros mot.
Un exemple supplémentaire donc que l’immigration illégale de personnes en grande précarité apporte plus de problèmes que de solutions au pays. Quand on importe le tiers monde, il ne faut pas s’étonner de devenir le tiers monde.
La perle est quand même cette phrase proprement ahurissante : “Par exemple, la possibilité pour ces personnes en squat de pouvoir occuper des lieux dont on connaît l’existence et qui sont vacants.”
Ben voyons… Encourager le squat donc! Mais dans quel monde vivent ces deux chercheuses? Encore un exemple de bienveillance mal placée qui dessert plus les les gens en difficulté qu’elle ne les aide.
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Hélas, les commentaires sont parfois plus intéressants que l’approche journalistique peu objective sur ce coup
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