À la cité Consolat, un appartement fracassé dans une copropriété marquée par l’indignité

Reportage
le 13 Août 2024
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Dans un immeuble de la cité Consolat frappé par un arrêté de mise en sécurité, les locataires se sentent abandonnés. Un appartement a été violemment saccagé, sur fond de conflit ouvert avec le propriétaire.

À la cité Consolat, un appartement fracassé dans une copropriété marquée par l’indignité
À la cité Consolat, un appartement fracassé dans une copropriété marquée par l’indignité

À la cité Consolat, un appartement fracassé dans une copropriété marquée par l’indignité

"Il est là !" Anissa, qui n’a pas dormi depuis 24 heures, est retranchée derrière la porte de son appartement. Sauf que sa porte n’est plus une porte. La veille, mardi 6 août, des individus l’ont arrachée. Tout l’encadrement a été découpé à la perceuse. Alors le père de famille, Mokhtar Salime, s’affaire à bloquer ce qui n’est plus qu’une grande trappe volante avec un manche à balai, calé contre le mur d’en face.

Nous sommes cité Consolat, une grande copropriété dégradée dans les hauteurs du 15e arrondissement marseillais. Depuis que le bâtiment A, où vit Anissa et sa famille, est frappé par une procédure pour cause de péril, il arrive que des appartements soient "visités". Comprendre : "forcés". Mais l'intrusion chez Anissa est d'une autre nature. Le compteur électrique a été arraché du mur et les fils pendent à l'air libre. Le robinet de la cuisine, déboîté. Les toilettes, fracassées en gros morceaux. Tout a été fait pour rendre les lieux inhabitables. Au milieu du salon, le petit Arkan, 8 mois, boit son biberon.

"Il est là !", répète Anissa. Derrière la "porte" déboitée de son cadre, on entend toute proche la voix du propriétaire de l'appartement, nommé Omar. Il est monté, accompagné de plusieurs hommes. "Des étrangers sont chez moi", entend-on affirmer Omar, portable en main. Il est en communication avec la police. La situation dure une trentaine de minutes ce 7 août au soir, durant lesquelles propriétaire et locataires s'ignorent, chacun d'un côté de la porte. La cause du conflit . . .

Clara Martot Bacry

Commentaires

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  1. chouze chouze

    j ai lu que Delogu avait obtenu une subvention pour cette cite. Depuis plus de novelles.

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    • Patafanari Patafanari

      Merci pour cette information. Je comprends maintenant le titre de l’article. Je croyais que le mot indignité avait été improprement employé à la place de vétusté.

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  2. SLM SLM

    Les agissements du propriétaires, s’ils sont avérés, sont à la fois scandaleux et une succession d’infractions pénales qui méritent des sanctions.

    Cependant, on aimerait bien lire, dans Marsactu ou ailleurs, des enquêtes et des reportages sur les locataires qui dégradent les parties communes et privatives des lieux dans lesquels ils habitent, notamment du fait de suroccupation.

    Derrière l’indignité des logements, il n’y a pas que les propriétaires.

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    • Alceste. Alceste.

      C’est ce que je me suis dis l’autre jour en passant sur Salengo ,dans quel état ces nouveaux bâtiments seront t’ils dans 10 ans.

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  3. Alceste. Alceste.

    En parlant d’indignitè ,que dire de cette agression de ce médecin effectuée par ces femmes dans ce centre médical des quartiers nord.
    Pas entendu non plus, le député du coin pourtant si disert d’habitude,mais il n’est pas le seul d’ailleurs.

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