À Aubagne, l’administration essorée par la gouvernance de Gérard Gazay
Une dizaine de cadres de l’administration d’Aubagne témoignent d’un climat délétère entre agents et élus, évoquant un management brutal et des ingérences constantes. Au bout de deux mandats, le maire sortant Gérard Gazay (LR) n’aura pas réussi à apaiser ses services.
"Ils m’ont mise plus bas que terre, ils m’ont tuée professionnellement. Si je n’étais pas entourée…" À l’autre bout du fil, la voix ralentit, les dernières syllabes sont presque inaudibles. Interrogée sur son vécu au sein de la municipalité d’Aubagne, Michelle* balaie d’abord la question d’une réponse courte — "mauvais" — avant de poser des mots plus personnels. "En tant que responsable, on remettait en question mes décisions en permanence. Il y avait des propos rabaissants, très fréquents. En fait, dès qu’on n'était pas d’accord avec eux, c’était l’enfer. Tous les bons cadres qui ont pu partir sont partis."
Au sein de la municipalité d’Aubagne, une dizaine de directeurs, directeurs adjoints, chefs de service et cadres dirigeants évoquent des expériences similaires de souffrance au travail. Au gré de leurs témoignages, se forme le tableau d’une ambiance de travail délétère, où la pression, les rétrogradations surprises et les ingérences d’élus de la majorité ont fini de mettre à mal l’ambiance au sein des services. À la tête de l’administration, le maire Gérard Gazay (LR) serait l’une des principales causes de ce climat selon plusieurs de ses agents.
Choc des cultures
Douze ans plus tôt, au soir du 30 mars 2014, Gérard Gazay est au sommet de sa carrière politique. Six mois durant, celui qui évolue dans l’ombre du député Bernard Deflesselles (LR) a parfaitement tenu sa partition, jouant de son image d’ancien cadre sup' et déjouant les sondages promettant une large avance au maire sortant. Après avoir évincé sa rivale à droite Sylvia Barthélémy (UDI) au premier tour, il ravit ainsi la ville à Daniel Fontaine (PCF), mettant fin à 49 ans de . . .
C’est la même chose à Martigues
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Merci pour ces articles qui nous sortent un peu de Marseille, mais où malheureusement, le ciel n’est pas plus bleu.
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“Il voulait dépoussiérer les services, et il avait ramené du monde de la métropole pour ça”
ah ben tout s’explique
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