La Provence qu’on aime : comment l’opération séduction du RN a manqué sa cible
Un an après son lancement, le label "La Provence qu’on aime", censé rapprocher le RN d'élus locaux de droite pour les municipales, est loin des objectifs visés. Seuls quatre candidats d’opposition ont rendu leur adhésion officielle et leur engagement à soutenir le parti pour de futurs scrutins est incertain.
Franck Allisio et des cadres du RN lors du lancement du label "La Provence qu'on aime". (Photo : ML)
Quand Christine Ponnavoy s’est présentée à la préfecture pour déposer sa liste électorale, on lui a assuré qu’elle était la première à se réclamer du label "La Provence qu’on aime". "Y a pas tant de candidats que ça", remarque la prétendante à la mairie de La Destrousse, par ailleurs élue au conseil municipal du village depuis 2001. Adhérente au Rassemblement national (RN) depuis dix ans, elle était candidate RN aux élections départementales de 2021 et pose avec Jordan Bardella sur sa photo de profil Facebook. Avec ce label, elle pense garder le meilleur de cet engagement : "Le label, c’est pour me positionner, La Destrousse vote bien de ce côté-là [aux législatives anticipées de 2024, le candidat RN José Gonzalez avait remporté 63 % des suffrages au second tour, ndlr]. J’ai pas voulu la flamme, mais j’ai voulu que les gens sachent de quel bord je suis", témoigne la jeune retraitée.
Les élus déjà conquis, comme Christine Ponnavoy, n’étaient pas le cœur de cible de Franck Allisio, président de la fédération départementale du RN, candidat à la mairie de Marseille et instigateur du projet. "On s’adresse à tous les maires sortants, les élus d’opposition, ceux qui pensent comme nous, partagent nos valeurs. Ce label, tout le monde peut le rejoindre sans pour autant adhérer au parti", annonçait-il
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