Municipales : à Aubagne, la campagne contre le maire sortant vire au procès du béton
Maire d'Aubagne depuis 2014, Gérard Gazay (Les Républicains) coalise contre lui plusieurs collectifs citoyens et l'attention de tous ses rivaux pour les élections municipales de mars 2026. Les critiques se cristallisent notamment autour de sa politique d'expansion urbaine.
Chantier sur le cours Voltaire, à Aubagne, mercredi 11 février 2026. (Photo : Roni Gocer)
"Le J c'est le S". Devant le flyer aux couleurs pétantes, pensé par une agence de com' branchée, un retraité s'interroge. "Je ne sais pas qui est ce J, ni ce S." Autour de lui, d'autres têtes grisonnantes — et quelques plus jeunes — remplissent progressivement la grande salle de l'Espace liberté, à Aubagne. Ce mardi 27 janvier, une foule d'environ cinq cents personnes se presse pour assister aux vœux du "J" : Jean-Pierre Squillari. Derrière son nom, l'ex-colonel des pompiers a réuni les principales formations de gauche (PCF, PS, Les Écologistes), à l'exception de La France insoumise. Dès qu'il saisit le micro, il livre l'essentiel de ses coups contre le maire sortant, Gérard Gazay (Les Républicains), et son bilan, ciblant un point précis : l'aménagement urbain.
Lunettes de lecture sur le nez, nez sur son discours, le retraité dépeint une ville asphyxiée, se couvrant progressivement sous une nappe de goudron, de mortier et d'asphalte. "Beaucoup, de toutes opinions, nous le disent : Aubagne n’est plus Aubagne !", tonne Jean-Pierre Squillari d'une voix orageuse. "Par manque d’imagination pour sa ville, par incompétence et par souci unique de sa carrière politique, le maire a rendu inaudible tout ce qui faisait sa notoriété et la créativité dont elle est encore capable."
Des huées grondent. Aux oreilles du public, le thème du béton fait mouche dans la campagne. Accusé de pratiquer l'aménagement urbain de façon verticale, d'artificialiser des terres agricoles à outrance, Gérard Gazay a multiplié les projets polémiques au fil de son mandat, cimentant contre lui un mouvement citoyen tenace.
Front de lutte contre le béton
Bien . . .
Moi j’suis pour les terrains vagues…
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Le Maire d’Aubagne devrait demander conseil au Maire de Marseille qui est expert en contraction urbaine.
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On pourrait aussi ajouter les travaux qui ont perturbé le centre-ville (Val’Tram pour le Cours Voltaire, Bus+) et ainsi asphyxié ses commerces afin de pouvoir semble-t-il mieux desservir les fameuses zones agricoles bétonnées (autour de l’Alta Rocca au camp Sarlier). Résultat : un centre-ville paupérisé qui pourra désormais faire l’objet d’un juteux programme de requalification pour les promoteurs et entreprises du BTP bénéficiaires.
Le marché semble avoir plutôt bien résisté au déménagement de Voltaire vers l’esplanade Charles de Gaulle (plus près du parking !) et il faut reconnaître que le réaménagement du stade semble plutôt réussi.
Le point le plus incompréhensible du mandat reste le musée Pagnol qui va s’ouvrir… à Allauch. Quand on connaît le goût de la droite métropolitaine pour les fifres et autres souvenirs d’enfance, on se demande ce qu’il s’est passé !
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Le maire d’Allauch fait aussi partie de l’entourage de Vassal, dans la galaxie de droite départementalo-métropolitaine des Bouches-du-Rhône… Peut-être qu’ils ont tiré l’emplacement du musée Pagnol à la courte paille ?
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D’autant plus que Marseille aurait pu être de la partie avec le château de la Buzine, si le méchant (sic) Printemps Marseillais avait ré-attribué sa gestion au petit-fils de Pagnol, installé là grâce à ses acquaintances avec la droite locale…
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