Une dictée avec des séniors : « Vassal, elle veut les voix des petits vieux ! »
[Allô, mairie !] La campagne pour les municipales a-t-elle la même résonance partout ? Avec cette série de reportages, Marsactu prend le pouls de la ville et de ses habitants. Qu'ils soient au cœur des enjeux municipaux ou non, militants ou pas.
La finale de la dictée de la francophonie, mercredi 28 janvier 2026, à l’hôtel du département. (Photo C.By.)
Concentration. Derrière la table de bois blond, dans les fauteuils au cuir grège et moelleux, là où d'ordinaire sont assis les élus départementaux, Marilène et Elisabeth vérifient que tout est fin prêt. Ici, la feuille à grands carreaux, à la marge tracée en rouge et aux trois entêtes (ceux du département des Bouches-du-Rhône, de la Maison de la Francophonie et des Maisons du bel âge - MBA) et là, le stylo au logo de ces équipements créés par le département pour "lutter contre l'isolement et accompagner les séniors dans leurs démarches administratives", rappelle le site internet du CD13.
Comme une quarantaine de concurrents, ce mercredi 28 janvier, Marilène, 69 ans, et Elisabeth, 73 ans, sont en lice pour la finale de la dictée de la francophonie organisée dans l'hémicycle de l'assemblée départementale que préside Martine Vassal, également candidate divers droite aux municipales. L'une arrive du neuvième arrondissement de Marseille, l'autre de la Capelette. Pour atteindre le stade ultime de la compétition, les férus d'orthographe ont d'abord dû s'inscrire dans la MBA de leur quartier et en passer par des présélections dignes des barrages de la Ligue des champions. "Bravo d'avoir franchi le premier tour", les accueille Jean-Pierre Chiaverini, président et cofondateur de la Maison de la Francophonie à Marseille. "C'est un peu comme pour les élections : maintenant, c'est le second tour !"
Le monde d'après
Si la politique est partout, a coutume de dire l'adage, cela vaut aussi pour cette dictée, son cadre et ses participants. Des participantes, surtout. Car sur la quarantaine de personnes présentes, seules quatre ou cinq sont des hommes. C'est donc en devisant exclusivement avec des femmes — sexa, septua, ou octogénaires —, toutes adhérentes des Maisons du bel âge, que Marsactu prolonge sa série de reportages baptisée Allô, mairie ! Manière de prendre le pouls de la . . .
Affligeant
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« conseiller départemental délégué au bel âge, à l’archéologie et la paléontologie »…. ben dis donc , quel portefeuille pour s’occuper vieux ! Faut le faire quand même
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Ce détail m’avait aussi frappé ! J’ai relu deux fois et explosé de rire. Puis l’indignation a repris le dessus. Combien de conseillers départementaux, métropolitains, régionaux, ont des postes bidons ? Payés par l’argent public ?
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L archéologie est un réel sujet, non ? De cosquer aux vestiges antiques, il a des éléments.
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Merci pour cet intéressant point de vue (et ces intéressants points de vue), loin des étiquettes d’idiots utiles qu’on colle parfois sans distinction à ces séniors.
« C’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire la grimace » :p
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Je me sens pas bien avec votre titre: » Vassal elle veux les voix des petits vieux « .Je vais avoir 80 ans mon mari en à plus, nous ne sommes pas des petits vieux.
j’aurai envie de supprimer mon abonnement suite à ce titre. Je vous lis tous les matins encore un titre comme ça et je vous quitte.
Cordialement
Solange Combes
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Bonjour Madame, le titre reprend l’expression d’un participant à la dictée, senior donc, s’incluant lui-même dans les « petits vieux ».
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Chère lectrice, je suis peu ou prou de votre âge et j’ai pensé récemment à baptiser le trio de musiciens que je forme avec des amis (65, 74 et 85 ans) « Les trois petits vieux ». C’est plus souriant et moins grotesque que « Le bel âge » !
De surcroît c’est (en portugais) la marque d’un délicieux porto…
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Bonjour,
D’abord merci de nous lire et de prendre le temps de réagir à nos articles. Si nous avons choisi ce titre, c’est parce que cette phrase est justement formulée par une des personnes présentes à cette dictée. Cette dame est une adhérente d’une « Maison du bel âge » et une personne âgée, donc. Elle a dit cette phrase, comme cela est expliqué dans le texte, avec beaucoup de malice, mais aucune volonté d’être péjorative ou blessante. Il me semble que dans sa bouche, cette expression fustige plutôt la volonté qu’ont parfois les candidats de s’arroger une catégorie de l’électorat (via des mesures ou des manifestations teintées d’électoralisme) qu’autre chose.
En espérant avoir répondu à votre remarque.
Cordialement.
Coralie Bonnefoy
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Bon article à propos d’un instant T. Les candidat(e)s ont été triés sur le volet ! Les Maisons du Bel Âge sont très confidentielles. Ce sont toujours les mêmes personnes dans ce petit milieu, qui participent à tout.
Ce n’est pas le reflet de la population vieillissante de Marseille. Mais pour qui voter ? Là est la question..
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Merci d’avoir rappelé les attributions de M.Perrin ,de quoi illuminer ma journée et celle de tous les « fossiles » que nous sommes déjà ou que nous deviendrons .
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« Sur l’écran s’affiche le texte de la dictée. Marilène se compte quatre fautes, Elisabeth cinq, Marsactu deux. »
Que la journaliste ou journaliste de Marsactu qui a obtenu ce beau résultat ne soit pas modeste et lève le doigt.
A moins que ce soit une épreuve collective !
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Une « maison de la francophonie » hébergée par le Département, alors qu’il existe une antenne de l’Alliance française.
Un texte écrit (sûrement pas bénévolement) par une illustre écrivaine dont le pedigree est éloquent : ancienne adjointe à la culture de Bruno Gilles. La littérature francophone manque tellement d’auteurs…
Du Vassal dans tout sa splendeur : une coquille vide qui ne sert à rien et une autrice qui est une copine
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Marsactu, à quand un article sur le clientélisme départemental de Vassal avec les Maisons du Bel Age ?
Il y en a 4 dans le 6ème, 4 dans le 8ème, ma
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Marsactu, à quand un article sur le clientélisme départemental de Vassal avec les Maisons du Bel Age ?
Il y en a 4 dans le 6ème, 4 dans le 8ème, mais ZERO dans les 13, 14, 15 et 16ème arrondissements de Marseille.
A gerber.
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La cartographie des implantations des « Maisons du Bel Âge » (sic) à Marseille est en effet très curieuse. Elle semble moins répondre à des critères démographiques ou à des besoins non couverts de services ou d’assistance dans certains quartiers qu’à un raisonnement purement électoraliste.
Elle a raison, la septuagénaire citée dans l’article : Mme Vassal veut « les voix des petits vieux » par tous les moyens, qu’il s’agisse d’extorquer de vraies-fausses procurations dans les Ehpad ou de claquer de l’argent public pour créer deux de ces « Maisons » à 500 m l’une de l’autre dans le 8e.
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J’avoue que je ne briguerai pas les fonctions de M. Perrin. Archéologie, paléontologie et… Bel âge !
Cela en dit long sur la profondeur conceptuelle des équipes de Martine Vassal.
Il faudra peut-être ajouter un nouveau champ de compétences (!), adjoint aux dinosaures du gaudinisme
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A quand des concours de dicté.es en écriture inclusif.ve pour faire disjoncter les petit.es.x vieux.ielles.x ?
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