Rats, cafards, dégâts des eaux, les internes de la Timone vivent dans l’insalubrité

Enquête
le 27 Oct 2023
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Ouvert en 1974, le plus grand internat de France mériterait un sérieux chantier de rénovation. Les désordres s’enchaînent dans ce bâtiment qui accueille une centaine de futurs médecins. Si l’AP-HM se dit conscient de la vétusté du bâtiment, sa rénovation ne sera pas lancée avant plusieurs années.

Depuis des fortes pluies d'août, le réfectoire dont le toit menace de s'effondrer est inaccessible. (Photo : AC)
Depuis des fortes pluies d'août, le réfectoire dont le toit menace de s'effondrer est inaccessible. (Photo : AC)

Depuis des fortes pluies d'août, le réfectoire dont le toit menace de s'effondrer est inaccessible. (Photo : AC)

Sur le site du syndicat des internes de Marseille, le SAIHM, aucune photo de l’internat de la Timone. Seule une formule pour convaincre les étudiants de rejoindre la résidence de 150 places : "Derrière sa conception un peu désuète, et son look rétro, on trouve tout de même un internat vivant." Vivant… et même grouillant d’espèces en tout genre. La fresque peinte dans l’entrée du bâtiment par les internes eux-mêmes annonce la couleur. Rats, cafards et punaises de lit ont été dessinés parmi quelques références aux bords de mer et à la médecine.

Le 1ᵉʳ novembre, comme tous les six mois, de nouveaux internes en médecine vont arriver à la Timone, et possiblement prendre un logement de fonction mis à disposition par l’hôpital dans cet immeuble de neuf étages situé à l'arrière du site. Ils découvriront des lieux dans un état tout sauf digne.

"Quelques cafards, mais pas de rats (contrairement aux légendes urbaines)", indique encore le site du syndicat sur le ton de la blague. En réalité, les rongeurs sont bien là. Et ne se cantonnent plus aux trois grandes bennes au pied du bâtiment mais s’introduisent désormais dans la salle où les internes se font livrer la nourriture de l’hôpital. "Le personnel qui nous apporte la nourriture ne la met pas systématiquement dans les frigos", explique . . .

Alexia Conrath

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