À Marignane, sur ces terres du Front où les droites se confondent
L'une des entrées de Marignane avec les rares affiches des régionales.
Trois jours avant le second tour des élections régionales, il faut faire sept ronds-points diversement décorés avant de trouver des affiches des deux derniers candidats en lice, Christian Estrosi et Marion Maréchal-Le Pen. Dans une terre qui a offert 57,63% des suffrages au FN lors du premier tour (contre 17,39 % au candidat LR) on imaginait la ville couverte de flammes frontistes. Mais ce patchwork indéfini de lotissements crépis, de résidences plus ou moins fermées et de zones d'activités est plutôt repeint aux couleurs de Noël. Régulièrement, un avion déchire le ciel puis la ville retombe dans son train-train d'avant-fête.
Nul besoin pour les militants frontistes de battre le pavé et d'appeler à la mobilisation patriotique. La ville comme sa voisine Saint-Victoret (59,73 %) y votent FN des deux mains. Le maire divers-droite Le Dissès ne s'y est pas trompé au soir du premier tour. Devant la caméra de Maritima.info, il analyse le vote marignanais sans pincette sur le nez : "Il est temps d'écouter le peuple gronder (...). Castaner fait le score que fait la gauche sur Marignane, c'est à dire 10%. Estrosi qui était [sic] un bon candidat paie la politique non souhaitée par la population française. Les partis traditionnels doivent entendre ce que les gens ont à dire et ne diabolisent pas un parti qui est aujourd'hui le premier parti de France". Lui-m . . .
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