Malgré les promesses, le réseau des bibliothèques de Marseille ne tient plus qu’à un fil
Alors que la Ville de Marseille prépare pour la rentrée une nouvelle phase de réflexion sur le grand plan de lecture publique, les personnels font tourner les neuf sites sans les renforts attendus. Le maintien de plusieurs bibliothèques de quartier et de l'offre numérique est aujourd'hui en question.
Climatiseurs de secours au pied de l'Alcazar. (Photo : B.G.)
Les usagers comme les passants ont fini par ne plus y faire attention. Depuis des mois, à Marseille, la grande bibliothèque de l'Alcazar est sous respirateur artificiel. Une énorme climatisation extérieure permet d'insuffler un peu d'air frais dans le bâtiment qui a fêté ses vingt ans en 2024. L'installation est une métaphore opérante de la situation dans laquelle se trouve le réseau de lecture publique dans la deuxième ville de France. En plein été, les bibliothèques de Bonneveine et du Merlan ne peuvent plus accueillir les personnes fragiles en raison d'une climatisation défaillante. Celle de Salim-Hatubou, au Plan d'Aou, est fermée jusqu'à nouvel ordre, en raison d'un problème structurel de remontée d'égouts dans l'auditorium. Quant aux autres, leur survie ne tient qu'à un fil.
La lectur sait pour les daron on ai plu au temp des dinosor 🦕
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Ça, c’est drôle… mais les usagers des bibliothèques rient jaune. On a connu la désolation mais là, on résiste difficilement au désespoir. La disparition du service Europresse ne nous a pas échappé. Pourtant apparaissent sur le site quelques nouveautés sympa, la bibliothèque des cinq-avenues est toujours aussi agréable… et je connais plusieurs personnes qui, en ce moment, se réfugient à l’Alcazar pour lire et travailler « au frais ». Sans compter les arguments décisifs en faveur de l’éducation, de la culture et de l’éclairage des citoyens, quand le RN est à nos portes.
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Premier mandat: 6 ans de réflexion. Deuxième mandat :6 ans de réflexion ………
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Mauvais calcul, ce sont ces espaces publics, auxquels on peut rajouter les salles de spectacles, les musées et les équipements sportifs, qui permettent encore aux villes de ne pas devenir de simples citées dortoir ou des centres commerciaux à ciel ouvert. Investissement coûteux à court terme, mais bénéfique sur la durée.
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Très très triste. Peut être là mairie devrait s’appuyer sur la demande des citoyens ? Demander au ministère de la culture des fonds pour amorcer un grand changement ?
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6 piscines fermées , un réseau des bibliothèques qui ne tient qu’à un fil, palais des sports toujours dans son jus , parc chanot en attente d’un projet , opéra vétuste. La liste est longue à lire vos articles ou ceux de la presse locale . Et 6 ans que c’est la faute des autres . Fatigue citoyenne et démocratique bien installée
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La langue de bois de la municipalité est sidérante.
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Il y a une question qui vaudrait la peine d’être explorée par les journalistes : où passe le fric ?
Gaudin puis Payan et…. Rien ne change. Pas de piscines, pas de bibliothèques, pas de logements etc…tout ce qui se fait est sous financement étatique (euromediterranée, la sola-il, Les écoles, mais alors où va l’argent du budget municipal ? La rédaction de Marsactu, vous avez une idée ?
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Spla-in et pas sola il, satané correcteur.
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Difficile de tenir les promesses de campagne…
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Les bibliothèques sont fermées le samedi !!! Aucune information sur le site de la mairie, c’est en arrivant devant la porte d’entrée que l’information est affichée. Déplorable en ces temps de canicule
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Je n’ai pas compris comment la progression du nombre d’usagers de l’offre numérique conduit à réduire celle-ci de deux tiers de ses ressources.
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Dépenser 1,8Md€ dans des constructions et des rénovations d’écoles sans même penser à y inclure des piscines, bibliothèques et autres cuisines de proximité, c’est vraiment désolant pour une maitrise d’ouvrage publique comme Marseille.
La DRAC écrit ou écrivait (https://www.culture.gouv.fr/regions/drac-provence-alpes-cote-d-azur/politique-et-actions-culturelles/livre-et-lecture/bibliotheques-en-paca/bouches-du-rhone/marseille-reseau-de-la-bibliotheque-municipale-a-vocation-regionale-et-l-alcazar) :
Bref…
« Toutefois, ce réseau n’est pas suffisamment dense ni suffisamment étendu pour une ville de la taille de Marseille. Face à ce sous-équipement, des axes de développement sont soumis à la réflexion et progressivement mis en œuvre. »
Avec 1,14 établissement pour 100 000 habitants, Marseille est très loin derrière toutes les grandes villes françaises : Lyon en compte 3,2, Nice 4, Toulouse 4,3, Bordeaux 4,9, Lille 5,5 et Rennes 7,0. Même en ajoutant Loubon, le ratio marseillais resterait le plus bas de France parmi les grandes villes.
Avec un taux de 1,85 documents prêtés par habitant, là encore, nous sommes très loin des 7,5 pour les lyonnais, ou des 3 pour les rennais.
Politique directe d’un budget d’austérité, géré en bon père de famille comme dirait Isnard. nous apprenons désormais qu’ils dégaineront l’excuse des 35 M€ de la DSC de la métropole qu’ils risquent de perdre, argument repris ce jour par la CGT dans la marseillaise…
courage aux agents !
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