Tops et flops des œuvres empruntées à la bibliothèque l’Alcazar
Marsactu a obtenu les classements des documents les plus et les moins empruntés dans le réseau des bibliothèques de Marseille. Les résultats dessinent un tableau détaillé des habitudes culturelles des visiteurs. Et le livre est loin d’être le plus sollicité. Visite guidée.
Charlie-Camille Flores, directeur de la bibliothèque. (Photo : Marius Rivière)
À la recherche des livres oubliés.
Charlie-Camille Flores erre dans les rayons Littérature, situés au deuxième étage de la bibliothèque l’Alcazar, à Marseille. Il tient en main une liste de livres jamais empruntés. Des ouvrages boudés par les usagers, condamnés à prendre la poussière, oubliés de tous.
"Ah là, j’en ai un", triomphe le directeur de la bibliothèque municipale à vocation régionale, au fond du rayon correspondant à la lettre D. Un fin livre rouge d’une centaine de pages est tiré des rayons. Feuille de route, d’un certain Jean Debernard. Zéro emprunt. Autre livre, direction la lettre E pour mettre la main sur Les Maia, d'Eça de Queiros, un auteur portugais dont Jorge Luis Borges disait qu’il était "l’un des plus grands écrivains de tous les temps", nous apprend la quatrième de couverture. Visiblement pas pour les visiteurs de l’Alcazar, qui n’ont jamais emprunté l’ouvrage une seule fois. Cruels lecteurs.
Introuvables
"Tous les livres n’ont pas vocation à être empruntés", nuance Charlie-Camille Flores. "Un livre sur le taoïsme en Chine à l’ère médiévale a moins de chance d’être emprunté qu’un manga par exemple. Mais c’est notre mission de le conserver et de . . .
Voir :
https://www.culture.gouv.fr/fr/thematiques/livre-et-lecture/documentation/publications/etudes-et-rapports-lecture-et-bibliotheques/Barometre-des-prets-et-des-acquisitions-2018
+ 2 documents à télécharger
• Baromètre des prêts et des acquisitions 2018
• Palmarès des prêts et des acquisitions 2018
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Ancien assistant bibliothécaire, je me permets une petite observation : les romans sont bien moins empruntés que le reste, le temps nécessaire à leur lecture étant fatalement plus long. Un manga ou une BD sont consommé.e.s en moyenne en moins d’une heure, un DVD en deux, et de fait le taux de rotation est bien plus élevé, ces documents passent de main en main beaucoup plus rapidement.
Cet article m’a replongé dans mes terribles campagnes de désherbage dans les rayons, et de mises au pilon : c’était pas simple cette affaire ! Et les campagnes de récolement pour tenter d’y voir plus clair au milieu de ces milliers de documents sont les moments où je faisais mes plus belles découvertes personnelles. Merci pour ce chouette retour en arrière !
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Nous sommes une famille d’emprunteurs assidus, et de plus en plus (pour des raisons d’économies et d’espace disponible). Nous naviguons avec bonheur entre notre bibliothèque de quartier et l’Alcazar, qu’on adore toujours malgré les éternels et fatigants déboires du réseau marseillais. On dévore des livres et des bédés, y compris les incontournables mangas, mais aussi quelques DVD qu’on ramène toujours avec un frémissement de crainte à l’idée qu’ils seront peut-être rayés : on maudit l’emprunteur indélicat qui nous a précédés et n’a rien signalé, lorsque le visionnage s’interrompt au beau milieu du suspense ! Merci pour cette amusant hommage à nos précieuses bibliothèques où on trouve souvent ce qu’on a cherché en vain partout ailleurs et où, comme dit Vand, on découvre au hasard des rayons de merveilleuses pépites.
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un bel article bien rédigé. Le journaliste serait-il aussi un lettré amoureux des mots ? Sans nul doute et bravo de mettre en valeur ce livre rouge à zéro emprunt. Je ne le lirai pas pour qu’il reste à jamais le dernier.
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Joli sujet … Le livre resiste mais la tendance est bien là
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