Vincent Fouchier : "Aix-Marseille Provence, c'est une métropole autoroutière"

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le 11 Fév 2015
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Vincent Fouchier : "Aix-Marseille Provence, c'est une métropole autoroutière"
Vincent Fouchier : "Aix-Marseille Provence, c'est une métropole autoroutière"

Vincent Fouchier : "Aix-Marseille Provence, c'est une métropole autoroutière"

En général, quand Marsactu reçoit sur son plateau un invité pour parler des transports, un pic de pollution est déclaré. Le département va connaître jeudi son 9e épisode de pollution aux particules fines depuis le début de l'année. Directeur de la mission métropole Vincent Fouchier a une formule choc pour cet état de fait : […]
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Commentaires

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  1. Thomas L Thomas L

    Moi j’aime bien l’autoroute 🙂

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  2. toine toine

    Ce sont des personnes comme V. Fouchier ou le Préfet Therry qui devraient diriger notre territoire. Au lieu de ça, on se coltine des tocards d’élus comme papy Gaudin ou tata Joissains adeptes du clientélisme et aux antipodes des nécessités de développement de notre métropole!

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  3. Anonyme Anonyme

    Un syndicat mixte des transports avait été lancé en grandes pompes par Guérini. Cela devait être la révolution des transports dans les bouches du Rhône. en fait, ca a été un fiasco total qui s’est limité à de la com. trés décevant

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  4. Trésorier Trésorier

    La métropole marseillaise montre là le fond des problèmes à affronter et le centre névralgique de ses compétences.

    Les EPCI a la con ont trop dilapidé d’argent public depuis des décennies en ne réalisant rien.

    Rattraper le retard prix, y compris au niveau des TER (compétence régionale), prendra des décennies.

    Malgré une augmentation nécessaire et indispensable des impôts, et l’aide de l’Etat, il n’est pas sur qu’on puisse un jour rattraper le retard pris.

    On le paye en perte d’emploi, d’attractivité, de pollution, en nombre de malades et de morts, d’étalement urbain, de destruction des espaces naturels et agricoles, d’artificialisation des sols, d’inondations, de tout automobile, de dépérissement des centre villes, d’enlaidissement des villes et paysages,….

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  5. Trésorier Trésorier

    Il faudra qu’ils me disent comment ils financent tout cela…..

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  6. Anonmarredesbouchonsyme Anonmarredesbouchonsyme

    On a la confirmation encore une fois que nous avons un siècle de retard sur d’autres agglomérations.
    On peut lire en creux également que le département des bouches du rhône et les collectivités en général n’investissent pas et préfère arroser de subventions à des fins électorales des territoires inutilement. Merci à nos politiques en dessous de tout depuis plus d’un siècle qui privilégient la route (qui leur permet d’engranger une taxe au cheval fiscal la plus élevée de France) pour diverses raisons dont l’idéologie, le clientèlisme, la lâcheté politique, l’égoïsme ou encore par calcul politique ou xénophobie territoriale et sociale.

    En attendant je mets 2h en train et à pieds pour faire le canet (14e)à aix en provence pour rentrer du boulot.

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  7. JL41 JL41

    Le traitement du sujet de la mobilité me plonge dans la perplexité. Tout le monde était d’accord par rapport au désordre urbanistique et des déplacements ambiant : la constitution d’une offre de transports d’échelle métropolitaine était une nécessité, si bien qu’un syndicat mixte avait été créé par le conseil général il y a 6 ans. Son président, André Guinde, élu socialiste aixois et conseiller général, admet qu’il n’a rien fait.
    La constitution d’une offre de transports adaptée était devenue une nécessité sur un territoire lourd en emplois et en population, que chaque commune et chaque intercommunalité avaient modelé à leur façon, c’est-à-dire dans une certaine incohérence globale. Même le département qui aurait pu le faire, n’a pas joué de rôle dans une localisation pertinente des zones d’activités (presque toujours une initiative publique pourtant), alors que chaque commune voulait la sienne. Si bien que la population qui avait les moyens de se sortir de ce foutoir économique et urbain à l’environnement dégradé, est allée planter sa résidence jusque dans le Var, le Gard ou l’Hérault, ce qui a eu pour conséquence de gonfler davantage encore le flux des migrations domicile-travail. Mais vive les RTT et la semaine de 4 jours !
    J’apprends dans cet article que nous faisons 96% de nos déplacements en voiture. L’objectif du livre blanc est de passer de 4% de nos déplacements par les transports collectifs à 8%, le doublement en 15 ans évoqué par Vincent Fouchier. Si l’on tient compte de l’accroissement de population que la métropole induira, il y aura davantage d’automobilistes sur les routes dans 15 ans que maintenant, malgré le travail fait, au prix de 7 milliards de dépenses, pour doubler le nombre des déplacements en transports collectifs. Et pour parvenir au livre blanc sur la mobilité, l’interview nous apprend que 300 personnes se sont concertées pendant 2 ans.
    On ne doute pas qu’une nouvelle infrastructure puisse être mise en place et du matériel ferroviaire et routier acheté (on l’espère en France), pour parvenir aux performances annoncées : un train ou un bus toutes les 10 mn environ aux heures de pointe. Cette offre sera assez facilement préférée à la voiture individuelle lorsque le lieu de résidence et le lieu de travail seront à proximité des gares ferroviaires et routières, si l’amplitude des heures de pointe correspond à la demande.
    Mais que fait-on à l’aval et à l’amont lorsque la résidence ou le lieu de travail sont éloignés des gares ? Les transports collectifs locaux y suffiront-ils ? L’habitat est très dispersé et les parkings coûteront cher, si tant est qu’il y aura du foncier utilisable auprès des gares. Les Vinci ne manqueront pas, mais pour quel prix d’aménagement et pour quel prix de stationnement ? Les lieux de travail sont certes plus concentrés dans les zones d’activités, mais celles-ci ne représentent que le quart, au mieux, de l’emploi total. Le bout en bout sans voiture multipliera par deux au moins le temps passé dans les déplacements.
    Deux pistes n’ont semble-t-il pas été explorées :
    1) La modernisation du tissu économique passe en grande partie par les incitations à la création d’entreprises. Pour une partie, des entreprises plus modernes, face aux mêmes marchés, font disparaître d’autres entreprises estimées condamnées. Il suffit que la moyenne d’âge des salariés soit plus élevée et que ceux-ci soient mieux payés, pour que l’entreprise plus jeune puisse vendre moins cher et lui rafler son marché. Il faut savoir aussi que nos capacités de production excèdent, en l’état actuel des choses, ce que le marché peut absorber. Il résulte de cette forte démographie des entreprises (créations ici, cessations là), un maelstrom non maîtrisé et une grande précarisation de l’emploi. On compense alors par des déplacements, l’impossibilité de faire un choix résidentiel proche d’emplois occupés de façon plus stable. Pourquoi ne pas chercher à modérer cette démographie des entreprises ?
    2) Qu’à cela ne tienne, avec la nouvelle infrastructure de transport, un habitant de Vitrolles qui perd son emploi à l’Anjoly, devrait pouvoir en trouver un autre aux Paluds à Aubagne, en passant sous la gare St-Charles. Tandis que son épouse qui travaille à Marseille pourra faire une partie du voyage avec lui. Le bonheur ! Voilà qui va rentabiliser (on sait que non) les nouveaux transports collectifs, ou en tout cas justifier ses subventions de fonctionnement (on est dans la même contradiction que pour le tri sélectif des ordures à la source : s’il réussit, la ramasse banale perdra une partie de son travail, de ses effectifs et amortira mal le matériel acheté). Ne serait-ce pas mieux de faciliter un changement de résidence pour Marseille ou Aubagne dans un cas comme celui de ce couple vitrolais ? Une priorité pourrait être réservée à ce cas de figure dans l’attribution des logements sociaux. Ou un accompagnement au déménagement.

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