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Ici c'est Pointue !

Coïncidence ? Le ciel s'assombrit et l'actu locale s'intensifie en même temps. Cette semaine, les colonnes de Marsactu regorgent de scoops, d'enquêtes et de décryptages. Avec en point d'orgue un conseil municipal marseillais à l'ordre du jour bien rempli ce vendredi.

L'ordre du jour de Pointue ! vous emmènera, lui, aux quatre coins de Marseille. De la place Bargemon au boulevard de la Libération - où est annoncée la première salle de shoot - en passant par la clinique Bonneveine qui cherche, en vain, six millions d'euros envolés, sans oublier quelques étapes à la Cayolle ou à Clair soleil...

Pointue numéro 26, en route !

Lisa Castelly, cheffe de la newsletter

À PICORER

🤝 Ça redémarre. Ce vendredi, le conseil municipal de Marseille se réunit pour la deuxième fois depuis la pause estivale. Au programme, 180 rapports qui annoncent un programme pour le moins dense, que vous pourrez suivre, comme toujours, en direct sur Marsactu. En procédant à notre habituel passage en revue des dossiers chauds de la séance, les plus anciens (et vénérables) membres de la rédaction ont levé un sourcil circonspect : la feuille de route économique voulue par la majorité pour la période 2023-2030 est en effet baptisée “Marseille accélère”. Un slogan qui fleure bon l’envie de renouveau, mais qui a… déjà été revendiqué en 2012 par l’équipe Gaudin à l’occasion d’une campagne de communication. Mais on nous répondra certainement, qu’entretemps, la ville avait calé.

🐴 Ça hennit. Du côté du département, on a toussé fort en découvrant la nouvelle proposition municipale de création d'une brigade équestre, qui doit être votée ce vendredi. Car l'idée n'a, comme qui dirait, pas été trouvée sous le sabot d'un cheval. En 2017, rappelle-t-on au bateau bleu, Martine Vassal avait milité auprès de l'État pour qu'un détachement équin de la garde républicaine vienne s'installer durablement à Marseille. Ce fut fait à la saison suivante, où le maire d'alors et la présidente du conseil départemental saluaient de concert l'arrivée des canassons au centre équestre du parc Pastré. Désormais, il y aura donc de nouvelles montures – on ignore encore combien – dans les stalles d'à côté, avec une casaque municipale, pour bien marquer la différence.

💼 Ça bûche. Une élue aubagnaise brille par son travail acharné. La députée Rassemblement national Joëlle Mélin est en effet l’autrice de 166 amendements depuis son élection en juin 2022. Elle a aussi trouvé le temps d’apposer sa signature sur 5897 autres. Nos confrères de la parution spécialisée La Lettre font peut-être du mauvais esprit, mais, en passant les amendements écrits par l’Aubagnaise au peigne fin, ils ont relevé qu’au moins cinquante d’entre eux étaient fortement en faveur de professions aux pratiques de lobbying bien identifiées : médecins, pharmaciens, industriels du médicament et même des buralistes. La Lettre qualifie ainsi la députée, elle-même médecin, de “courroie de transmission”. Mais c’est certainement du mauvais esprit.

DANS NOS FILETS

VRP. "Je me permets de vous contacter au sujet d’une expérimentation proposée par […] Sabrina Roubache que j’ai eue en classe il y a bien longtemps." C'est ainsi que démarre un message surprenant reçu par de nombreux directeurs d'écoles des 2e et 3e arrondissements. Il est signé par Vera Tur, enseignante emblématique dans le quartier Félix-Pyat aujourd'hui retraitée. La missive au service de la secrétaire d'État à la Ville et à la Citoyenneté continue : "Elle m’a proposé de rechercher dans le quartier des écoles qui souhaiteraient expérimenter une tenue scolaire entièrement gratuite qu’elle ferait fabriquer dans une entreprise marseillaise de réinsertion (...) Tenue offerte pour tous les élèves de l’école : trois t-shirts + trois sweatshirts + trois pantalons. Couleur et logo au choix de l’école”. Interrogé par Marsactu, le ministère de l'Éducation dit tout ignorer de cette opération solo bricolée par Sabrina Agresti-Roubache dans son quartier d'enfance. Des enseignants ont quant à eux, déjà fait savoir leur malaise devant la manœuvre.

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💬 À votre écoute. Une bonne info, une piste à creuser, une question qui vous turlupine ? Écrivez-nous via pointue@marsactu.fr

LE SUIVI

Salle de shoot again. Il y a des sujets qui s'étirent en longueur, tant ils sont explosifs politiquement. En projet depuis au moins une décennie, celui de la halte soins addiction ou salle de consommation à moindre risque, est probablement sur le haut de la pile des dossiers remis et reremis à plus tard. Et depuis des mois, Violette Artaud documente pour Marsactu l'éclosion poussive de cette structure imaginée par l'équipe Gaudin, qui a fini par jeter l'éponge. Puis promise par celle du Printemps marseillais. Blocages politiques, difficile recherche d'un lieu adapté en ville, souffrance des premiers concernés – les toxicomanes – elle a raconté toutes les facettes de l'affaire, y compris lors d'une enquête sur scène avec Mediavivant. Affaire qui vient de connaître un coup d'accélération : le lieu a enfin été identifié et validé. Ce qui démarre sans surprise le cycle du dialogue houleux avec les riverains, avec un premier rassemblement d'opposants mercredi 18 au matin. Évidemment, là aussi, Violette y était.

ON A CREUSÉ

Envolés. À l'origine, c'était une bonne nouvelle. En 2012, un groupe novice dans le secteur de la santé rachetait la clinique Bonneveine, située dans le quartier du même nom à Marseille, en proie à des difficultés financières. L'acquéreur, Doctegestio est entretemps devenu "groupe Avec" et a bien grandi, revendiquant des centaines de structures médicales et près de 12 000 employés. Sauf qu'à Bonneveine, des interrogations sur les pratiques du groupe ont commencé à émerger, jusqu'au dépôt d'une plainte par des membres du personnel. Ils s'interrogent sur la disparition de 6 millions d'euros des caisses de la clinique. Une somme qui recouperait des fonds de soutien versés par l'État pendant la période Covid. Leurs inquiétudes sont renforcées par le fait que le PDG du groupe a été mis en examen en janvier pour des faits similaires à Grenoble. L'affaire marseillaise est prise au sérieux puisque, comme le révèle Marsactu, une enquête a été ouverte dans la foulée, depuis Paris, par le parquet national financier.

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ÇA SE DISCUTE

"Un bus pourrait emmener les enfants déjeuner à la cantine du conseil général."

Commentaire de "Vékya" au sujet du collège Clair soleil, dont les 540 élèves n'ont pas de cantine depuis des années.

LE CLIN D'OEIL DE CHARMAG

 

LE PLONGEON

Marcheurs de 83. Il y a 40 ans, un mouvement inédit ambitionnait de traverser la France pour réclamer l'égalité et la fin du racisme. Son parcours démarrait de la Cayolle, dans les quartiers Sud marseillais. Parmi eux, des militants locaux qui témoignent aujourd'hui, jusque dans les allées du musée d'histoire de Marseille, de l'élan qui les portait alors. En trois articles, Marsactu revient sur cette marche historique. Pour le deuxième volet de cette série, Ilies Hagoug s'est penché sur un événement tragique et fondateur pour les marcheurs marseillais : la mort de Lahouari Ben Mohamed, tué par un policier en 1980.  

Lire le deuxième épisode

ET AVEC ÇA

On stage. Le Bocal ouvre ses portes et mieux, il vient à votre rencontre. Hier mercredi, le podcast de Marsactu s'enregistrait en public depuis le Mars medialab, dans le cadre d'un partenariat avec La claque. Violette Artaud, l'habituelle MC de l'émission, a échangé avec nos journalistes Julien Vinzent et Clara Martot Bacry sur un thème cher à nos lecteurs : les transports marseillais. Un podcast sur scène qu'il est déjà possible d'écouter ici ou sur vos plateformes de streaming habituelles.

Pointue !, c'est déjà fini, mais seulement pour cette semaine, bien sûr ! D'ici là, vous pouvez retrouver mes camarades de la rédactions une bonne partie de la journée de vendredi pour suivre ensemble le conseil municipal. Si si, vous verrez qu'on ne s'ennuie jamais.

(Et comme toujours, je réponds à vos questions, retours et reçois vos infos et vos bons plans cantine à pointue@marsactu.fr )

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