Le Marseille de Samia Chabani

L’escalier de la gare Saint-Charles compte plusieurs degrés, comme une boussole de la ville. Il plonge dans Marseille jusqu’aux collines du Sud. Il remonte aussi dans l’histoire et dans l’iconographie du colonialisme triomphant. Sociologue, déléguée générale de l’association Ancrages, Samia Chabani a choisi ce lieu pour regarder Marseille. C’est par là qu’elle est arrivée, il y a quelques années, découvrant dans le même élan le panorama de la ville, son mouvement, mais aussi la misère qui s’accroche comme dans toute gare.

Spécialiste des migrations et de ses traces, Samia Chabani regarde ces femmes symboles – qui de l’Asie, qui de l’Afrique – alanguies de pierre. Elles sont belles et racontent le triomphe de la ville et son revers meurtrier. Elle y voit aussi une ode aux femmes, aux Marseillaises, dans l’hommage qu’on leur rend et la violence qu’on leur fait.


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