Parachute doré du directeur de 13 habitat : l’ancien président PS Christophe Masse réagit

Réponse
Bref
Jean-Marie Leforestier
9 septembre 2017 2

L’ancien président de 13 habitat et encore conseiller départemental divers gauche, Christophe Masse a fini par réagir dans un communiqué publié sur Facebook aux conditions de départ probables du directeur général, Bernard Escalle. Comme l’a révélé Marsactu, celui-ci devrait quitter le bailleur social un chèque de 580 000 euros sous le bras. Il réagit surtout aux propos de l’actuel président LR de l’office HLM, Lionel Royer-Perreaut, qui met en cause sa gestion du dossier.

Pour Christophe Masse, « lors de [son] départ de la présidence de 13 Habitat en mai 2015 les choses étaient claires. Monsieur Escalle, ancien DG, avait été licencié selon des modalités adaptées. Il avait bien essayé d’attaquer à nouveau son second licenciement mais le tribunal administratif le déboute début 2015. » Ce faisant, Christophe Masse tord quelque peu la réalité. Si le conseil d’administration qu’il présidait avait en effet licencié le 10 juillet 2014 Bernard Escalle après une première tentative en 2012 cassée par la justice, le contentieux était toujours ouvert au moment de son départ. Et si, deux mois après, en juillet 2015, le tribunal administratif validait ce licenciement, la cour administrative d’appel a rendu en mars dernier un jugement très clair. C’est à tort que l’office HLM avait estimé avoir « tacitement » rétabli Bernard Escalle dans ses fonctions après l’annulation de son premier licenciement. « A la date de la délibération attaquée, d’une part, le poste de directeur général était occupé physiquement par M. Lafont [et] l’accès aux locaux de l’établissement public a été refusé à M. Escalle qui ne peut donc être regardé comme ayant été effectivement réintégré dans ses fonctions », écrit la cour.

Dans son communiqué, Christophe Masse dit aussi avoir bénéficié de l’accompagnement de la préfecture durant cette période. Il ne dit rien de l’énervement de la justice et de l’agacement du représentant de l’État quant à sa décision de ne pas appliquer pleinement la première décision de justice. Au même moment, des pénalités de 500 euros par jour avaient été fixées jusqu’à la réintégration effective de Bernard Escalle. C’est aujourd’hui l’addition de celles-ci qui constituent pour partie la cagnotte de ce dernier.

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commentaires

  1. Voyageur Voyageur

    Qui devait payer les indemnités en cas de non-réintégration ? Monsieur Masse ?

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  2. ptit-marin ptit-marin

    bravo à 13 Habitat
    bravo à CM….
    bravo à ses avocats et services juridiques, on se demande où ils ont eu leurs diplômes…
    et lafont dans tout ça, un copain de CM ????????

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