Les Bouches-du-Rhône en passe de devenir le département le plus touché par la covid ?

Billet de blog
par MalMass
le 19 Fév 2021
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Alors que la première vague a principalement touché l’Ile-de-France et l’Est de la France, les Bouches-du-Rhône ont été le foyer de la reprise épidémique l’été dernier. Dépassés par la région lyonnaise au second pic épidémique, le département est redevenu un foyer très actif à l’issue des fêtes de fin d’année, si bien qu’au total, les Bouches-du-Rhône, grâce à Marseille, sont bien parties pour être en haut du podium des département français les plus touchés par l’épidémie de la covid, Outre-mer compris.

Selon les statistiques de Santé publique France arrêtées le 19 février 2021, les Bouches-du-Rhône sont déjà le département ayant eu le plus d’hospitalisations liées à la covid par rapport à sa population (graphique ci-dessous). Seul le Territoire de Belfort est loin devant mais ce département accueille vraisemblablement proportionnellement plus de malades des départements voisins (les statistiques de Santé Publique France ne permettent de les isoler).

Concernant les cas détectés positifs au Sras-cov2, qui sont enregistrés au lieu de résidence des personnes concernées, les informations fiables font défaut pour le premier épisode du fait de la stratégie de test originale retenue par la France lors du premier Enfermement. En se limitant aux résultats des tests réalisés depuis le 1er juillet, les Bouches-du-Rhône arrivent en troisième position pour le moment, avec un peu plus de 7 500 cas détectés pour 100 000 habitants, soit 7,5% de sa population (graphique ci-dessous). Seuls le Rhône et la Loire sont devant en raison d’un second pic épidémique beaucoup plus marqué dans ces deux départements qu’ici, mais depuis les fêtes de fin d’année, le virus y circule beaucoup moins  fortement. Les Bouches-du-Rhône pourraient donc gagner la première marche du podium dans les semaines qui viennent.

 

Au passage, l’absence du Territoire de Belfort dans le haut du classement des cas détectés conforte l’hypothèse que son classement pour les hospitalisations est faussée par ses spécificités territoriales.

Que faut-il conclure de cette forte exposition de Marseille et des Bouches-du-Rhône, comme de l’évolution récente de l’épidémie à Dunkerque, en Moselle, comparativement aux Bouches-du-Rhône et aux Alpes maritimes ? Sans doute que les théories météorologiques plusieurs fois exposées par le conseil scientifique, le directeur général de la santé et certains chercheurs, tout comme la peur injustifiée du variant anglais, restent des facteurs secondaires par rapport aux comportements individuels et au respect des gestes barrières. Voilà pourquoi, il serait temps de revenir à des mesures restrictives mieux ciblées territorialement. Encore faudrait-il que la ministre de l’a-culture et ses amis du gouvernement aient à coeur de défendre réellement les valeurs républicaines inscrites dans notre Constitution, c’est-à-dire de protéger autant que possible nos libertés fondamentales.

Commentaires

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  1. Jacques89 Jacques89

    Analyse intéressante. Elle montre aussi qu’il n’y a pas forcément de corrélation entre les cas détectés et les hospitalisations. Ce sont pourtant ces chiffres qui sont repris tous les jours par les médias sans plus de précision. Un croisement avec la pyramide des âges dans les secteurs concernés pourrait révéler des paramètres plus pertinents. Il faudrait aussi rappeler que l’APHM compte 20 lits « Covid ». L’hôpital est en surcharge, certes, mais il n’y a pas foule.

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